
Les fortes chaleurs qui se succèdent depuis le début de l’été fragilisent fortement les cours d’eau de la Vienne et des Deux-Sèvres. Les fédérations départementales de pêche alertent sur une situation sans précédent, avec des rivières qui s’assèchent de plus en plus tôt et des températures de l’eau jamais observées jusqu’à présent.
Des rivières à sec de plus en plus tôt
Selon France Bleu, dans les Deux-Sèvres, les relevés montrent que l’année 2026 dépasse désormais la sécheresse historique de 2022. Plusieurs cours d’eau, comme le Mignon, la Courance, le Thouaret ou encore le Thouet, connaissent des assecs précoces, tandis que le bassin Thouet-Thouaret-Argenton a été placé en situation de crise, le niveau maximal des restrictions d’eau. Dans la Vienne, les nappes phréatiques bien rechargées durant l’hiver ont jusqu’ici limité les conséquences des précédentes vagues de chaleur, mais les débits des rivières diminuent désormais rapidement.
Des températures record qui menacent la biodiversité
Les inquiétudes portent également sur le réchauffement exceptionnel des cours d’eau. Des records ont été enregistrés sur plusieurs rivières, avec près de 25 °C relevés sur l’Auxance et jusqu’à 31 °C sur certains secteurs de la Gartempe. Selon les fédérations de pêche, ces températures réduisent fortement l’oxygénation de l’eau, mettent en péril les poissons et l’ensemble de la biodiversité aquatique, tout en favorisant le développement de cyanobactéries. En l’absence de précipitations durables, les spécialistes redoutent un épuisement des ressources en eau dès le début de l’été.