Prison de Condé-sur-Sarthe : la Contrôleure des prisons dénonce des « violences systémiques », le Garde des Sceaux réagit

09/07/2026
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Image d’illustration / DR

Un rapport d’inspection de la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) pointe de graves dysfonctionnements au sein du quartier de haute sécurité de la prison d’Alençon-Condé-sur-Sarthe. Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, conteste ces conclusions tout en annonçant une mission de contrôle interne.

Un rapport d’urgence dénonçant des abus répétés

À la suite d’une inspection menée en mai, la CGLPL a adressé des recommandations urgentes au ministère de la Justice. Le document décrit des pratiques abusives au sein du Quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO), une structure ultra-sécurisée créée fin 2025.

Le rapport met en avant plusieurs dérives rapportées par des témoignages concordants :

  • Anonymat : Le port permanent de cagoules par certains agents empêcherait leur identification en cas de litige.
  • Brimades : Le texte mentionne des fouilles brutales, des provocations verbales et des réveils nocturnes volontaires.
  • Privations : Des comportements visant à restreindre l’accès normal à la nourriture sont dénoncés.

La CGLPL estime que ces faits portent atteinte à la dignité des personnes incarcérées et demande l’arrêt immédiat de ces méthodes.

La réponse de l’exécutif et enquêtes en cours

D’après RTL, dans un courrier officiel, le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a réfuté les conclusions du rapport, affirmant qu’aucune procédure n’avait formellement conclu à une violation des droits fondamentaux dans l’établissement. Le ministre insiste sur le respect des règles propres à ce quartier de haute sécurité, dont le fonctionnement s’inspire des régimes stricts de lutte antimafia.

Afin de faire la lumière sur la situation, le ministre a annoncé le déploiement d’une mission de contrôle interne sur le site dès cet été 2026. Parallèlement, la procureure d’Alençon a confirmé qu’une enquête pénale était en cours pour des soupçons de violences par personnes dépositaires de l’autorité publique, suite aux plaintes déposées en juin par six détenus.

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