
Une importante concentration de cyanobactéries a été repérée dans plusieurs rivières et points d’eau de la Charente, poussant les autorités à la plus grande vigilance pour ce milieu de l’été 2026.Si aucune fermeture de plage n’a encore été ordonnée sur les sites contrôlés, ce phénomène naturel potentiellement dangereux s’étend désormais à de nombreux secteurs non surveillés du département.
Une propagation rapide à travers les cours d’eau du département
Les relevés effectués par l’Agence régionale de santé lors des contrôles de routine ont mis en lumière une multiplication anormale de ces micro-organismes dans le système fluvial charentais. Alertée par la Direction départementale des territoires, la préfecture confirme que la prolifération touche particulièrement les zones à faible courant du fleuve Charente, en amont de la commune de Vars, ainsi que les rives de la Dronne. Ce développement accéléré s’explique par les fortes chaleurs récentes combinées au faible débit estival des rivières, un écosystème propice à la libération de cyanotoxines.
Une menace invisible pour la santé des baigneurs et des animaux
Contrairement aux idées reçues, la présence de ces bactéries ne colore pas systématiquement l’eau en vert. Celles-ci peuvent se développer sous forme de biofilm au fond des rivières ou remonter en amas à la surface d’une eau d’apparence limpide. Chez l’être humain, un contact ou une ingestion accidentelle entraîne des troubles digestifs, neurologiques, ou de vives irritations des muqueuses et de la peau. Le danger est encore plus critique pour les chiens, pour qui le simple fait de boire de l’eau ou de mordiller des bâtons ayant trempé dans un cours d’eau contaminé peut provoquer une intoxication foudroyante et mortelle.
Les réflexes de prudence exigés par les services de l’État
Face à ce risque sanitaire, les services de l’État maintiennent une surveillance continue en lien avec les collectivités locales et imposent de strictes mesures de précaution. Les usagers sont formellement appelés à se baigner uniquement dans les périmètres surveillés et à éviter tout contact avec les flocs ou dépôts suspects en surface. La préfecture recommande également de ne pas consommer les poissons pêchés dans les secteurs touchés, de tenir les chiens en laisse à distance des berges et d’interdire aux enfants la manipulation de galets ou de végétaux mouillés.