
La centrale nucléaire de Flamanville a fait l’objet d’une déclaration d’incident environnemental au début du mois de juillet 2026. Les équipes techniques du réacteur EPR ont constaté une fuite de 32,6 kilos de fluides frigorigènes dans l’atmosphère. Ce rejet accidentel a fait basculer les installations au-delà du plafond d’émission réglementaire autorisé pour l’ensemble de l’année en cours.
Une perte de gaz à fort impact environnemental identifiée
L’anomalie a été repérée le 3 juillet lors d’opérations de contrôle et de maintenance des systèmes de refroidissement de l’infrastructure industrielle. Les techniciens ont relevé une perte importante sur un climatiseur industriel destiné à réguler la température des locaux techniques. D’après l’exploitant, si cet événement ne présente aucun risque pour la sûreté de la centrale ni pour la santé des travailleurs, il constitue un incident notable pour l’environnement, ces gaz étant de puissants vecteurs d’effet de serre qui contribuent à la dégradation de la couche d’ozone.
Le quota annuel fixé par l’autorité de sûreté déjà dépassé
Ce nouveau dégagement gazeux a une conséquence directe sur le bilan environnemental du site manchois. En additionnant ces 32,6 kilos aux pertes déjà enregistrées depuis le mois de janvier, l’EPR atteint un cumul de 111,675 kilos de fluides évacués dans l’air. Ce chiffre dépasse la limite stricte de 100 kilos par an imposée par la réglementation. Face à ce constat, la direction de Flamanville 3 a officiellement déclaré un événement significatif pour l’environnement auprès de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) le 7 juillet.
Une défaillance technique sans lien avec la canicule
Interrogée sur les causes de cet incident dans un contexte de fortes chaleurs, l’entreprise de production d’énergie a tenu à écarter la piste météorologique. EDF précise que cette fuite est un incident matériel classique sans rapport avec les températures élevées observées actuellement dans le département. Les agents d’intervention se sont rapidement mobilisés pour isoler le groupe froid défaillant, stopper l’émanation et procéder à la remise en conformité de l’équipement industriel.