Élise Leboucher, députée La France Insoumise (LFI) de la 4ᵉ circonscription de la Sarthe, a annoncé ce lundi 13 juillet 2026 avoir saisi la procureure de la République du Mans. Cette action en justice fait suite à la publication d’un message à caractère antisémite visant l’élue sur les réseaux sociaux.
Une allusion directe aux fours crématoires nazis
L’incident s’est produit le vendredi 10 juillet, sous une publication en ligne de la parlementaire sarthoise. Un utilisateur a rédigé le commentaire suivant : “En 2027, on te metra au four.”.
Pour Élise Leboucher, la formulation ne laisse place à aucune ambiguïté et constitue une injure à caractère antisémite, faisant explicitement référence à la Shoah et à l’extermination par les nazis de près de six millions de Juifs durant la Seconde Guerre mondiale. « L’antisémitisme doit être combattu partout où il trouve son sillon, tout comme l’ensemble des discriminations », a rappelé l’élue dans un communiqué officiel, déplorant un « nouvel exemple de la haine et de la violence en politique ». Dans cette démarche, la députée a reçu le soutien public de l’union départementale de la CGT 72.
L’auteur présumé, un ancien candidat lié au Rassemblement national
Selon France 3 Pays de la Loire, l’auteur du commentaire, qui écrivait sous pseudonyme, a rapidement été identifié comme un habitant de la Sarthe d’une trentaine d’années ayant eu des liens étroits avec le Rassemblement national (RN). Sollicité pour mener une liste RN lors des élections municipales de 2020 avant que son investiture ne lui soit retirée, l’intéressé affirme ne plus faire partie du parti depuis au moins cinq ans.
L’homme a depuis supprimé son message et nie avoir visé personnellement la députée. Il a également indiqué son intention de porter plainte à son tour contre Élise Leboucher, affirmant être la cible de harcèlement téléphonique à la suite de la médiatisation de l’affaire.
Des symboles suspects sur les réseaux sociaux
La polémique est également alimentée par les mentions figurant sur le profil personnel de l’auteur présumé. Sa page Facebook affiche la phrase « Mon honneur s’appelle fidélité ». Historiquement, cette phrase est la traduction littérale de “Meine Ehre heißt Treue”, la devise officielle de la SS, l’organisation policière et militaire du régime nazi.
Interrogé à ce sujet, le trentenaire sarthois a réfuté tout lien avec l’idéologie nazie, assurant qu’il s’agit d’une formule purement personnelle liée à ses valeurs amicales et familiales. Con
