Hôpital de Mamers : près de 200 personnes manifestent contre la fermeture estivale des urgences

15/07/2026
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Image d’illustration / Pixabay

Une vive contestation s’est fait entendre ce mercredi 15 juillet 2026 devant le site de Mamers du centre hospitalier Alençon-Mamers. Environ 200 manifestants, mêlant habitants, soignants, syndicats et élus locaux, se sont rassemblés pour dénoncer la fermeture temporaire des urgences et du SMUR durant la période estivale.

Une fermeture de deux semaines qui inquiète

Annoncée en interne le vendredi 10 juillet, la décision de la direction prévoit une fermeture complète du service des urgences et du Service mobile d’urgence et de réanimation (SMUR) du jeudi 16 juillet à 8 h 00 au lundi 3 août 2026 à 9 h 00. Pour justifier cette mesure, l’établissement met en avant un manque critique d’effectifs ainsi qu’une forte surcharge d’activité.

Cette fermeture temporaire est jugée critique par les usagers et les représentants du personnel, le service mamertin couvrant un bassin de vie très large et majoritairement rural, comprenant 37 communes de la Sarthe et 25 communes de l’Orne voisine.

« Population en danger » : la colère des syndicats et des soignants

À l’appel des syndicats Force Ouvrière (FO) et de la CGT, le rassemblement de ce mercredi matin a permis d’exprimer une profonde colère face à ce qui est perçu comme un abandon des zones de proximité.

Selon France 3 Pays de la Loire, Laëtitia Laloue, secrétaire générale FO, regrette amèrement la perte d’un service essentiel à la population locale, confiant son sentiment d’injustice et la sensation que tout n’a pas été mis en œuvre pour préserver le service. De son côté, Myriam Gherab, aide-soignante et secrétaire générale de la CGT, alerte sur les conséquences directes d’une telle interruption, dénonçant une politique de santé qui déshabille les zones rurales au profit des zones urbaines.

Sur les pancartes des manifestants, les messages tels que « Urgences fermées = Patients en danger » ou « Urgences SMUR sacrifiées » témoignent du désarroi des acteurs locaux, qui espéraient encore le maintien du service après des garanties obtenues en juin dernier. Faute de soignants disponibles, la fermeture de quinze jours reste néanmoins maintenue.

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