
Un homme de 21 ans, ancien vendeur dans une boulangerie de L’Aigle, a comparu devant le tribunal judiciaire d’Alençon le vendredi 17 juillet 2026 pour avoir eu des comportements à connotation sexuelle envers plusieurs de ses collègues mineures. Selon les informations rapportées par Le Réveil Normand, le prévenu a été reconnu coupable par les juges, qui ont prononcé à son encontre une condamnation assortie d’un strict suivi sociojudiciaire et d’une interdiction définitive d’exercer une activité professionnelle au contact habituel d’adolescents.
Une série d’agissements signalée à la gendarmerie par les employeurs
L’alerte principale a été donnée à la suite d’un incident survenu au début du mois de juin, au cours du deuxième jour de stage d’une adolescente de quatorze ans dans le commerce aiglon. Profitant de l’absence des responsables de l’établissement, l’employé a incité la jeune fille à le rejoindre dans les vestiaires avant de l’embrasser sur la bouche contre son gré. Choquée par ce comportement, la victime s’est confiée à son entourage scolaire, ce qui a déclenché le signalement immédiat de la direction aux patrons de la boulangerie, puis le dépôt des premières plaintes auprès de la gendarmerie.
Quatre adolescentes victimes de gestes inappropriés sur leur lieu de travail
L’ouverture de l’enquête policière a permis de libérer la parole au sein du personnel et d’établir que ces agissements n’étaient pas isolés. Trois autres jeunes filles, toutes mineures et évoluant dans l’entreprise en tant qu’apprenties ou stagiaires, ont également porté plainte contre le vendeur pour des faits commis au printemps. Les investigations et les témoignages ont mis en lumière une série de gestes inappropriés, incluant des contacts physiques non consentis au niveau des hanches et des fesses, un mode opératoire que le tribunal a qualifié de réfléchi, l’individu veillant à agir loin du regard de ses supérieurs et hors du champ des caméras de surveillance.
Une condamnation à trois ans de suivi sociojudiciaire avec obligation de soins
À la barre, l’avocate de la défense a mis en avant la vulnérabilité et l’immaturité affective de son client, un diagnostic en partie partagé par l’expertise psychiatrique versée au dossier. À l’issue des délibérations, la juridiction administrative d’Alençon a déclaré l’ancien salarié coupable de l’intégralité des faits reprochés, le condamnant à une mesure de suivi sociojudiciaire d’une durée de trois ans sous peine d’incarcération, assortie d’une obligation de soins et de formation. Le jugement prononce également son inscription automatique au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes.