
Le Gouvernement a confirmé son projet, lors du Conseil des ministres du mercredi 3 août, de créer une Garde nationale d’ici à 2019.
Celle-ci compterait dans ses rangs 84 000 volontaires, dont 40 000 rattachés au ministère de la Défense et 44 000 au ministère de l’Intérieur, ce qui reviendrait à recruter 20 000 réservistes supplémentaires. Cette unité autonome aurait pour mission de suppléer les unités d’active déployées dans le cadre de leur mission de protection du territoire.
“Si toutes les initiatives visant à encourager l’engagement civique de nos concitoyens face à la menace terroriste sont louables, la pertinence d’un tel projet reste posée.” souligne l’ancien Ministre de Maine-et-Loire, Marc Laffineur.
A supposer que les objectifs de recrutement puissent être atteints d’ici à 2019, “la création d’une Garde nationale nécessite en effet de former des jeunes ne disposant pas d’expérience militaire préalable, avec tous les facteurs d’exposition aux risques d’accidents que cela induit.” explique t-il.
En revanche, les anciens militaires, pendant les cinq années suivant la cessation de leur état militaire, sont assujettis à un régime de disponibilité obligatoire. En 2015, cela représentait un potentiel de 127 000 réservistes, dont les trois quarts relevant des armées. L’appel à ces réservistes « statutaires » ne peut être décidé que par décret du Conseil des ministres. “Or, à ce jour, il n’a jamais été fait appel à ce vivier de réservistes expérimentés.” rappelle le Député de Maine-et-Loire
Au-delà du symbole de cohésion et d’esprit civique que représente le projet de Garde nationale, “l’appel à des retraités de l’Armée, de la Gendarmerie nationale et de la Police, serait le moyen le plus efficace et immédiat de renforcer la sécurité de nos concitoyens.” conclut-il dans un communiqué