Un suivi scientifique de la faune locale en Orne pour mesurer les effets du changement climatique

Dans le cadre du programme « Les sentinelles du climat », l’Union régionale des CPIE de Normandie étudie l’impact du réchauffement climatique sur les espèces locales au sein des massifs forestiers de l’Orne.
La vipère péliade et le lézard vivipare sous observation
Coordonnées sur le terrain par le CPIE Collines normandes, les recherches se concentrent notamment sur deux reptiles menacés et protégés : la vipère péliade et le lézard vivipare. Sélectionnées pour leur faible capacité de déplacement et le déclin de leurs populations la région ayant perdu 50 % de ses vipères péliades en trente ans, ces espèces vulnérables au réchauffement font l’objet d’inventaires réguliers dans la forêt d’Écouves.
Croisement des données biologiques et météorologiques
Pour recenser les individus, les chargés d’études parcourent des circuits précis et contrôlent des plaques refuges disposées en forêt. D’après Tendance Ouest, les relevés de présence sont ensuite croisés avec les données de stations météorologiques installées sur 60 sites normands afin de mesurer l’incidence des canicules ou de la sécheresse et de proposer des aménagement préservant les habitats naturels.