Depuis ce mardi 1er septembre 2026, les trottinettes électriques,scooter,moto et vélos électriques (à ne pas confondre avec les vélos à assistance électrique), monoroues, gyropodes, ne peuvent plus circuler sur l’ensemble du plateau piétonnier du centre-ville d’Angers. La Ville veut donner la priorité aux piétons. Les contrevenants s’exposent à une amende de 150 euros.

C’est un changement qui risque de se voir dès ce mardi matin dans les rues du centre-ville. À Angers, les utilisateurs de trottinettes électriques et de vélos à assistance électrique doivent désormais mettre pied à terre lorsqu’ils entrent sur le plateau piétonnier.
La mesure entre officiellement en vigueur ce mardi 1er septembre 2026, à la suite de l’arrêté pris par le maire d’Angers. Elle concerne l’ensemble du secteur piétonnier du centre-ville, et pas uniquement quelques rues particulièrement fréquentées.
Pour les usagers habitués à traverser le centre-ville sur leur trottinette, le changement est donc concret : il faudra désormais descendre de l’engin et poursuivre à pied ou choisir un autre itinéraire.
150 euros d’amende en cas d’infraction
La Ville d’Angers veut désormais faire respecter cette nouvelle interdiction. Les personnes qui continueront à circuler à trottinette … dans le périmètre concerné pourront être verbalisées à hauteur de 150 euros.
Une mesure qui vise notamment les secteurs très fréquentés comme les rues Lenepveu et Saint-Aubin, où piétons, cyclistes et utilisateurs de trottinettes se retrouvent parfois à partager un espace particulièrement dense.
Pour la municipalité, la priorité doit rester aux personnes à pied.
« Nous devons protéger les piétons. La rue Lenepveu n’est pas une autoroute et la rue Saint-Aubin n’est pas une rampe de lancement », résume Anthony Lusson, adjoint à la Sécurité de la Ville d’Angers.
Deux mois pour expliquer avant de sanctionner
La Ville avait annoncé vouloir accompagner cette nouvelle réglementation par une période de pédagogie. « Durant deux mois, nous allons communiquer et faire de la prévention avant la mise en place de cet arrêté », expliquait Anthony Lusson.
L’objectif était de laisser le temps aux utilisateurs de découvrir la nouvelle règle et d’adapter leurs habitudes avant le début des contrôles et des verbalisations.
Désormais, cette phase laisse donc place à l’application de l’interdiction.
Trottinettes débridées : la fourrière se rapproche
Cette nouvelle réglementation s’inscrit dans une politique plus large de lutte contre les comportements dangereux liés aux engins de déplacement personnel motorisés.
La Ville souhaite notamment renforcer les possibilités d’intervention de la police municipale contre les trottinettes électriques débridées ou utilisées à des vitesses excessives. Jusqu’à présent, les policiers pouvaient sanctionner les infractions, mais ne disposaient pas systématiquement de la possibilité d’immobiliser l’engin.
Le maire d’Angers, Christophe Béchu, avait ainsi évoqué le cas d’une trottinette contrôlée à 60 km/h en ville, illustrant selon la municipalité les dangers liés aux engins débridés.
Avec la mise en place de la fourrière, les engins concernés pourront être immobilisés. Leur propriétaire devra alors débourser 130 euros pour récupérer sa trottinette, auxquels peuvent s’ajouter les éventuelles amendes liées aux infractions constatées.
Ce qui change pour les usagers
Pour les habitants comme pour les visiteurs, la règle est donc désormais simple : dans le plateau piétonnier d’Angers, les trottinettes électriques et vélos électriques doivent rester à l’arrêt ou être poussés à la main.
Les utilisateurs devront donc anticiper leurs déplacements, descendre de leur engin avant d’entrer dans le secteur piétonnier ou contourner celui-ci par les voies autorisées.
Derrière cette décision, la Ville assume une politique de fermeté destinée à réduire les conflits d’usage dans les rues commerçantes et très fréquentées du centre d’Angers.