Sarthe

Grève annoncée dans trois cliniques privées du Mans : les urgences suspendues pendant cinq jours

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Dr : Du 9 au 14 janvier 2026, trois cliniques privées du Mans seront en grève, suspendant la prise en charge des urgences non vitales et redirigeant les patients vers l’hôpital public pour dénoncer une baisse des tarifs médicaux

Les médecins du Pôle Santé Sud, de la maternité du Tertre Rouge et de la clinique du Pré, au Mans, ont décidé de cesser le travail du vendredi 9 janvier 2026 à 18 h jusqu’au mercredi 14 janvier 2026 à 18 h. Cette mobilisation s’inscrit dans le cadre d’un mouvement national des praticiens libéraux.

« C’est un message d’alerte qu’on envoie. On veut marquer le coup, leur montrer qu’on existe », explique le docteur Jean-François Xiberras, président de la commission médicale d’établissement du Pôle Santé Sud.

Les urgences redirigées vers l’hôpital public

Selon France Bleu, durant toute la période de grève, les urgences ne seront pas assurées dans ces trois établissements privés. Les patients nécessitant une prise en charge urgente seront orientés vers le centre hospitalier du Mans.
« Sauf bien sûr pour une urgence vitale, on ne va pas renvoyer le patient », précise Jean-François Xiberras. Les consultations programmées restent, en revanche, maintenues et les rendez-vous honorés.

Les médecins dénoncent une pression financière croissante

Au total, 210 médecins exercent dans ces structures privées, et une large majorité soutient le mouvement. Les praticiens dénoncent le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, redoutant une « baisse autoritaire » des tarifs médicaux.
« Tout comme d’autres spécialités, on subit, de manière échelonnée, une baisse des tarifs de nos actes. En parallèle, on a une augmentation constante de nos charges notamment salariales, mais aussi les machines qui représentent des coûts très importants », détaille le docteur Victoire Cartier, radiologue.

Une demande de revalorisation des actes médicaux

Les médecins mobilisés réclament une revalorisation de leurs actes, jugée indispensable après deux décennies sans évolution tarifaire.
« Cela fait vingt ans qu’ils n’ont pas été revalorisés. On veut que, point par point, on revalorise certains actes, qui ne l’étaient pas suffisamment, compte tenu de l’évolution de la technique », insiste Jean-François Xiberras.
« On ne veut pas embêter les patients, ni nos collègues hospitaliers avec cette grève, mais on n’a plus le choix », ajoute la cardiologue Aurélie Denizot.

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