
Le tribunal correctionnel de Rennes a relaxé ce jeudi 8 janvier 2026 une habitante d’Angers (Maine-et-Loire) et sa fille qui étaient poursuivies pour une “escroquerie” au préjudice de l’Intermarché des Longs-Champs à Rennes (Ille-et-Vilaine).
Le 21 mai 2024, Brigitte et Kelly XXX – qui habitent respectivement à Angers (Maine-et-Loire) et Rennes – avaient en fait été repérées par les “vigiles” du magasin en train d’échanger les “étiquettes” des “vêtements pour bébés” avec celles des “vêtements pour adultes”… Elles n’avaient donc payé que “7,74 €” au lieu de “74,80 €” une fois arrivées en caisse.
Les étiquettes étaient précisément accrochées sur les vêtements avec de simples “épingles de nourrice”, ce qui rendait leur décrochage “très simple”, avait expliqué le directeur du magasin qui avait porté plainte contre les deux femmes.
En garde à vue, la mère de 57 ans et sa fille de 34 ans – qui ne se sont pas présentées à leur procès – avaient contesté les faits, même si elles avaient accepté de restituer les vêtements frauduleusement achetés. Elles avaient expliqué qu‘il s’agissait de vêtements de “seconde main” qu’elles avaient voulu acheter car ils n’étaient “pas chers”.
Reste que “se pose la question de la matérialité de l’infraction”, ont relevé les juges du tribunal correctionnel de Rennes : la “vidéosurveillance” du magasin n’a en tout état de cause pas été “exploitée”… Le vigile qui a repéré les deux femmes n’a pas non plus été “entendu” par les enquêteurs et le “ticket de caisse” n’a pas été “retrouvé”, a abondé l’avocat des prévenues.
La mère et sa fille sont d’ailleurs en “grande difficulté” sur “le plan de la santé”, a précisé Me Thierry Fillion qui a donc plaidé leur “relaxe”. Celle-ci avait également été requise par la procureure de la République. Au final, le tribunal correctionnel de Rennes s’est rangé à l’avis général./RB et CB (PressPepper)