Vendée
Le projet de surfpark de Talmont-Saint-Hilaire pourrait finir devant la justice

Faute de réponse de la préfecture de la Vendée à leurs alertes, les associations AC de Vagues et Surfrider Foundation annoncent vouloir engager un recours contre le projet de surfpark à Talmont-Saint-Hilaire. Les opposants estiment que le dossier présente de graves manquements au droit de l’environnement.
Des alertes restées sans réponse
Depuis plusieurs mois, les associations AC de Vagues et Surfrider Foundation dénoncent les impacts environnementaux du projet de piscine à vagues artificielles porté à Talmont-Saint-Hilaire. En novembre 2025, elles avaient officiellement saisi la préfecture de la Vendée, pointant des atteintes potentielles à des habitats d’espèces protégées, notamment des oiseaux et des chauves-souris.
Selon les opposants, ces signalements n’ont reçu aucune réponse de l’État, malgré l’importance des enjeux soulevés et l’absence de dérogation environnementale spécifique accordée au porteur du projet.
Des risques environnementaux dénoncés
Les deux associations estiment que la réalisation du surfpark entraînerait la destruction d’habitats naturels protégés, ce qui constituerait une infraction au code de l’environnement. Elles rappellent que ce type d’atteinte peut être lourdement sanctionné, avec des amendes pouvant atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros.
Pour les militants, le projet va à l’encontre des objectifs de préservation de la biodiversité, dans un secteur déjà sensible, et ne tient pas suffisamment compte des équilibres écologiques locaux.
Un recours juridique en préparation
Face au silence de la préfecture, les opposants annoncent l’ouverture d’un nouveau front dans leur mobilisation. Ils se disent désormais prêts à saisir le tribunal administratif de Nantes afin de contester la légalité du projet.
Cette démarche judiciaire marque une nouvelle étape dans le bras de fer engagé contre le surfpark. Les associations affirment rester déterminées à faire respecter le droit de l’environnement et à empêcher la réalisation d’un équipement qu’elles jugent incompatible avec la protection des milieux naturels vendéens.
