Grand Ouest
Mort d’un nourrisson à Angers, la piste du lait infantile étudiée
La piste d’un lait infantile, dont la marque est concernée par un rappel pour une possible contamination à une bactérie, est étudiée après la mort en décembre à Angers d’un nourrisson, a-t-on appris jeudi auprès du procureur de la ville Eric Bouillard.
Une enquête a été ouverte en décembre par le parquet d’Angers pour rechercher les causes du décès d’une petite fille de 27 jours, morte le 23 décembre dans les bras de sa mère, a précisé à l’AFP M. Bouillard, confirmant partiellement une information de la cellule investigation de Radio France.
Les premières investigations n’avaient pas permis de connaître l’origine du décès de l’enfant et des examens complémentaires sont en cours.
La maman a contacté les enquêteurs « il y a deux jours » en évoquant une boîte de lait Guigoz qu’elle a donnée à son bébé, selon le procureur, qui a indiqué « saisir en urgence » un laboratoire.
M. Bouillard a assuré qu’il était toutefois « trop tôt pour conclure » à un lien entre ce lait et le décès de la fillette. « C’est une piste sérieuse » mais il est « beaucoup trop tôt pour dire que c’est la piste principale », a-t-il souligné.
Nestlé, géant suisse de l’agroalimentaire, a engagé depuis plusieurs semaines un vaste rappel de laits infantiles des marques Guigoz et Nidal à cause de la présence potentielle d’une bactérie, susceptible de provoquer des troubles digestifs, comme des diarrhées et vomissements, avec des complications parfois graves.
Le rappel concerne désormais une soixantaine de pays, dont la France, et le patron de Nestlé, Philipp Navratil, a présenté des excuses mi-janvier alors que le groupe est accusé par certaines ONG d’avoir tardé à prendre des mesures.
Mercredi, le groupe français Lactalis a également annoncé le lancement d’un vaste rappel de lait infantile dans plusieurs pays dont la France, la Chine, l’Australie et le Mexique. Selon le ministère de l’Agriculture, ce retrait est, comme pour celui de Nestlé, lié « à une matière première fournie par un même producteur en Chine ».
Une enquête pénale a été ouverte à Bordeaux sur la mort début janvier d’un nourrisson ayant consommé un lait infantile rappelé par Nestlé pour cause de « possible contamination » par une bactérie, selon le parquet, sans « lien de causalité » établi pour l’heure selon les autorités.