Vienne
À Neuville-de-Poitou, un projet de poulailler au cœur des échanges avec les habitants
Depuis le début du mois de janvier, les engins de chantier sont à l’œuvre à la sortie de Neuville-de-Poitou, dans la Vienne. Sur cette parcelle, un élevage de plein air doit voir le jour avec la construction d’une volière destinée à accueillir 30 000 poules, complétée par un bâtiment de 300 m² dédié au stockage des fientes. Le dossier, déposé en préfecture en juin 2025, a obtenu une validation administrative dans les semaines qui ont suivi.
Des riverains mis devant le fait accompli
Selon Actu.fr, l’avancée des travaux a toutefois surpris plusieurs habitants du secteur, qui disent avoir découvert la nature du projet tardivement. Mireille, retraitée installée à environ 600 mètres du site, explique avoir compris la destination du chantier par le bouche-à-oreille. « on a vu les travaux, on ne savait pas au départ ce que c’était. La moindre des choses, c’était de nous concerter avant ! », confie-t-elle, tout en précisant ne pas être opposée au principe de l’élevage.
Même sentiment chez Jean-Claude, qui s’interroge sur l’impact environnemental du futur poulailler, notamment en raison de la proximité du ruisseau de la Chilaise. « Ca pose des interrogations sur l’épandage ou un éventuel accident, car s’il y a ruissellement, ça va y arriver », souligne-t-il, regrettant l’absence d’information visible en amont.
Encadrement réglementaire et garanties avancées par la mairie
Face à ces inquiétudes, la municipalité rappelle que le projet a fait l’objet d’une instruction approfondie. « La communauté de communes a instruit de façon très fine ce dossier, en mettant des prescriptions pour l’entourage du site, avec bon nombre de plantations prévues autour du poulailler », indique la maire de Neuville-de-Poitou, Séverine-Saint-Pé. Elle précise également que l’épandage des fientes se fera sur une autre parcelle de l’exploitation familiale, selon un plan strictement encadré. « Il y a un projet autour du séchage des fientes pour faire disparaitre les odeurs », ajoute-t-elle.
Une réunion publique pour répondre aux préoccupations
Au-delà des questions liées aux odeurs, certains riverains redoutent surtout l’apparition de nuisibles, comme les mouches ou les renards, et pointent un déficit de communication autour du projet. Pour y répondre, une réunion publique est organisée ce mardi à 18 heures, à la salle du Parc. L’agriculteur porteur du projet a choisi de ne pas s’exprimer avant cette rencontre, souhaitant, selon ses mots, réserver « la primeur de l’information aux habitants intéressés ».