Vienne

Pour traiter les microfissures, un procédé inédit testé dans une centrale française

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Face aux microfissures liées à la corrosion sous contrainte, certaines centrales nucléaires françaises expérimentent de nouvelles solutions. L’une d’elles fait partie des premières à tester un dispositif venu des États-Unis, présenté comme une alternative innovante aux méthodes classiques de réparation.

Des microfissures désormais intégrées à la surveillance courante
Selon l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection, les microfissures causées par la corrosion sous contrainte font désormais partie du fonctionnement normal du parc nucléaire. Une réalité que l’exploitant EDF dit maîtriser, grâce à des contrôles réguliers réalisés lors des arrêts programmés des réacteurs.

Ces inspections, notamment par imagerie ultrasonore, permettent de repérer d’éventuelles anomalies au niveau des soudures. Jusqu’à présent, la procédure consistait à découper la zone concernée afin de l’analyser, puis à la remplacer.

Un système américain testé pour la première fois
Lors d’un arrêt de tranche du premier réacteur à l’automne 2025, une microfissure a été détectée sur l’une des soudures inspectées. Cette fois, EDF a fait le choix d’une méthode différente : le recours au procédé MSIP (Mechanical Stress Improvement Process), importé des États-Unis et encore très peu utilisé en France.

Ce système repose sur la pose temporaire d’un collier métallique exerçant une forte pression sur la tuyauterie, afin de modifier les contraintes mécaniques autour des soudures. L’objectif est de limiter le développement de nouvelles fissures, sans intervention immédiate de découpe.

Une solution provisoire avant une réparation classique
Le dispositif a été appliqué sur l’ensemble des soudures contrôlées, y compris celle présentant une microfissure. La réparation définitive, avec découpe et remplacement de la zone concernée, est prévue lors du prochain arrêt programmé du réacteur en 2027.
En attendant, les deux réacteurs fonctionnent normalement, comme l’indique la Nouvelle République, qui s’est fait l’écho de cette expérimentation présentée comme une étape supplémentaire dans la gestion de la corrosion sous contrainte.

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