Maine-et-Loire
Un tir lors de violences urbaines laisse un homme éborgné, un policier désormais poursuivi
Plus de deux ans après les faits, l’enquête judiciaire a franchi une étape majeure. Un policier du commissariat angevin a été mis en examen pour un tir de LBD qui avait gravement blessé un homme lors des violences urbaines de l’été 2023.
Des heurts dans un contexte national tendu
Les faits remontent au 3 juillet 2023, dans les jours qui ont suivi la mort de Nahel à Nanterre. Comme dans de nombreuses villes françaises, des violences urbaines avaient éclaté en centre-ville. Les forces de l’ordre étaient intervenues pour rétablir le calme et avaient été prises à partie.
Au cours de ces affrontements, les policiers avaient fait usage de leurs lanceurs de balles de défense. Un homme âgé de 32 ans avait alors été touché à l’œil par un tir, entraînant une blessure irréversible : il avait été éborgné.
Une enquête longue et sensible
Une enquête avait d’abord été confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), avant l’ouverture d’une information judiciaire. Les investigations ont permis d’identifier un policier comme étant potentiellement l’auteur du tir.
Selon des informations révélées récemment par le Courrier de l’Ouest, le fonctionnaire a été mis en examen il y a plusieurs mois par un juge d’instruction, une décision qui n’avait jusqu’ici pas été rendue publique. Il est soupçonné d’être à l’origine du tir de LBD ayant causé la grave blessure.
Une affaire toujours en cours
La procédure judiciaire se poursuit désormais sous l’autorité de la justice, afin de déterminer précisément les circonstances du tir et les responsabilités éventuelles. Pour la victime, cette mise en examen marque une étape importante après un événement qu’elle décrit comme un véritable enfer vécu depuis l’été 2023.