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Châtellerault : un père sauve sa fille tombée dans la Vienne et alerte sur la sécurité des berges

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DR : À Châtellerault, un père s’est jeté dans la Vienne pour sauver sa fille de 5 ans tombée à l’eau avec son vélo et alerte sur l’absence de sécurisation des berges

La sortie du week-end a bien failli virer au drame samedi 31 janvier 2026 à Châtellerault. En fin d’après-midi, vers 16 h, une fillette de 5 ans est tombée dans la Vienne avec son vélo, sur les bords du fleuve, côté Châteauneuf. Son père, Nelson, s’est immédiatement jeté à l’eau pour la secourir.

Selon La Nouvelle République, ce jour-là, il se promenait avec ses deux enfants, âgés de 7 et 5 ans, ainsi que son chien. « C’est la sortie du week-end, on part d’Antran jusqu’à l’aire de jeux de Châtellerault. »
« Je l’ai juste vue tomber dans l’eau avec son vélo et j’ai plongé »
L’accident se produit à hauteur du centre technique municipal, rue d’Antran. La fillette bascule soudainement dans la rivière. « Avec son vélo, elle a trébuché et a fait un vol plané de 2 m dans la Vienne. Ça a été très vite. Je ne sais pas ce qui s’est passé : un mauvais coup de guidon ou le bas-côté mordu ? Je l’ai juste vue tomber dans l’eau. »
Sans hésiter, le père plonge tout habillé. « J’ai lâché le chien, resté avec mon fils sur le chemin, et j’ai sauté. J’ai juste eu le temps d’enlever ma veste avec mes clés. Ma fille se débattait, elle tapait dans l’eau des mains et des pieds pour essayer de garder la tête hors de l’eau… »

Une intervention rapide malgré le courant et le froid

Nelson parvient à attraper sa fille et à la ramener sur la berge. Le courant est fort et l’eau glaciale. « J’ai pu la ramener sur le bord et je suis reparti chercher le vélo, mais c’était impossible avec le courant et la profondeur, je n’avais pas pied. »
Sur la rive, il retire les vêtements trempés de l’enfant et la réchauffe avec sa veste. La fillette présente des blessures légères. « On était complètement trempés. Ma fille avait de grosses égratignures. »

Le soutien de passants après l’accident

Dans l’immédiat, les secours ne sont pas alertés. Deux promeneurs s’arrêtent toutefois pour prêter assistance. « Deux autres promeneurs – je les remercie – m’ont prêté leur téléphone. J’ai pu appeler le restaurant d’Antran et mon voisin est venu nous récupérer en voiture. On est ainsi rentrés à la maison. »
La mère de l’enfant, aide-soignante, assure ensuite la surveillance médicale. « Elle a eu une chute de température et moi, j’étais blanc comme un cachet d’aspirine. Elle va bien maintenant. »

« Une très grosse peur » et un message d’alerte

Encore marqué par l’événement, Nelson revient sur cet épisode. « J’ai eu une grosse peur. Mais l’instinct paternel et de survie a été plus fort que tout. Ça aurait pu être beaucoup plus grave. Le courant aurait pu nous emmener ou on aurait pu faire un choc thermique. J’ai mal dormi cette nuit… »
Il souhaite désormais attirer l’attention sur l’aménagement des lieux. « Le secteur n’est pas assez sécurisé. L’endroit est dépourvu de toute protection : pas de barrière ni garde-corps ni signalisation. Cet incident montre qu’il existe un danger réel pour les enfants et les piétons. Je vais appeler la mairie demain [lundi] pour les alerter et récupérer le vélo au fond de l’eau. Un accident comme le mien peut malheureusement se reproduire. »

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