Vienne
L’évacuation des cinq cents tonnes de déchets agricoles à Grand Poitiers va durer plusieurs mois

Selon les informations détaillées par le quotidien Centre Presse, la communauté urbaine de Grand Poitiers fait face à un défi logistique et financier majeur suite aux mouvements sociaux récents, devant gérer un volume colossal de détritus laissés sur la voie publique par les agriculteurs en colère.
Une montagne de pneus stockée provisoirement
Les agents de la collectivité ont dû faire face à une accumulation impressionnante de matériaux divers au fil des semaines. Au total, ce sont près de cinq cents tonnes de déchets qui ont été ramassés devant divers sites stratégiques comme le centre des impôts ou l’Office français de la biodiversité. Ces débris, composés notamment d’une dune de trois cents tonnes de pneus, de fumier, de bâches et de gravats, ont été déplacés vers une friche située avenue du Plateau-des-Glières. Cette zone sert désormais de tampon de stockage le long de l’autoroute, en attendant un traitement définitif.
Un chantier de tri estimé à trois mois
L’opération de nettoyage ne fait que commencer et s’annonce particulièrement longue. Les services de Grand Poitiers prévoient d’attendre une période plus calme, aux alentours de la fin février, pour lancer véritablement les opérations de tri et d’évacuation vers les filières adaptées. La collectivité table sur une durée minimale de trois mois pour venir à bout de ce stock hétéroclite, une tâche rendue complexe par la nécessité de séparer les matériaux et par la disponibilité des centres de traitement, potentiellement saturés par des actions similaires sur le reste du territoire national.
Une facture lourde pour les contribuables
Au-delà de l’aspect logistique, l’impact financier pèse lourdement sur les comptes locaux, avec une estimation du surcoût avoisinant les 350 000 euros pour l’intercommunalité. Par ailleurs, si le rond-point de Poitiers-Sud dépend des services du Département qui envisageaient un déblaiement rapide, la situation reste précaire. En effet, de nouvelles mobilisations annoncées par la Coordination Rurale pour ce début février devant la préfecture laissent craindre que les opérations de nettoyage ne soient qu’un éternel recommencement.
