Vendée
L’abbaye Saint-Jean d’Orbestier retrouve son horizon après le lancement de grandes démolitions

Le paysage littoral du Château-d’Olonne est en pleine mutation depuis quelques jours. Selon les informations publiées par le Journal des Sables, la municipalité a officiellement lancé le chantier de déconstruction des anciens bâtiments de l’Établissement Régional d’Enseignement Adapté (Erea), situés à proximité immédiate de l’abbaye millénaire.
Une opération coup de poing pour effacer les verrues architecturales
Le top départ de cette restructuration d’envergure a été donné ce mercredi par le maire, Nicolas Chénéchaud. Les engins de l’entreprise Charier sont désormais à l’œuvre pour raser deux édifices datant des années 1950. Ces structures, jugées sans intérêt architectural et particulièrement vétustes, dénaturaient jusqu’alors l’esthétique de ce site classé. Il faudra environ deux semaines pour que ces bâtiments, fermés depuis 2021 et rachetés par la Ville à la Région en 2022, disparaissent totalement du panorama côtier.
Désamiantage et fouilles archéologiques au programme du printemps
Une fois les murs tombés, le chantier entrera dans une phase technique plus complexe qui devrait s’étirer jusqu’à la fin du mois de mars. Les équipes spécialisées procéderont à la dépose des dalles, au retrait des réseaux et surtout au désamiantage complet de la zone. Le calendrier prévoit également une étape cruciale avant l’été : un diagnostic archéologique préventif. Compte tenu de l’histoire bénédictine millénaire du site, les autorités n’excluent pas que le sous-sol puisse révéler des vestiges historiques majeurs jusqu’ici dissimulés sous le béton.
Un avenir suspendu au calendrier des prochaines échéances électorales
Si la phase de nettoyage et de mise en valeur paysagère est bien engagée, l’avenir précis du site reste encore à dessiner. La municipalité affiche une certaine prudence quant aux futurs investissements, rappelant que la proximité des élections municipales pourrait influencer la destination finale de cet espace exceptionnel. Le projet actuel se concentre sur la préservation du cloître et de ses arbres, ainsi que sur la mise en lumière de la façade Art déco de l’ancien préventorium des années 1930, œuvre de l’architecte Maurice Durand, qui sera conservée.
