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Angers, première des métropoles intermédiaires où il fait bon travailler

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Dr – Angers, première des métropoles intermédiaires où il fait bon travailler

Le baromètre Arthur Loyd 2026 a livré son verdict : les métropoles françaises les plus attractives et résilientes sont désormais connues. Mais derrière les indicateurs économiques et immobiliers, qu’en est-il réellement du quotidien des entreprises et de l’emploi ? Une étude publiée par SumUp apporte un éclairage complémentaire en croisant ce classement avec l’avis de 500 dirigeants et propriétaires de TPE et PME françaises.

Résultat : l’attractivité d’un territoire ne se mesure pas seulement à son dynamisme économique, mais aussi à la capacité des entreprises à recruter, fidéliser et faire évoluer leurs équipes.

Angers en tête des métropoles intermédiaires

Dans la catégorie des métropoles intermédiaires, Angers décroche la première place avec un indice d’attractivité de 0,551, gagnant deux rangs par rapport à 2025. La capitale angevine devance Dijon (0,512) et Reims (0,502), confirmant son positionnement parmi les villes où il fait bon travailler.

Ce leadership repose sur un environnement économique jugé équilibré et résilient. Selon l’enquête SumUp menée au quatrième trimestre 2025, plus de 60 % des entreprises des Pays de la Loire déclarent ne rencontrer aucune difficulté à recruter ou fidéliser leurs salariés, un taux supérieur à la moyenne nationale. Seuls 7 % des acteurs évoquent une pénurie aiguë de talents, un chiffre particulièrement bas dans un contexte de tensions persistantes sur le marché de l’emploi.

À Angers, 27 % des entreprises mentionnent malgré tout des difficultés de recrutement, mais la situation apparaît plus stable que dans de nombreuses autres métropoles françaises. Cette relative fluidité du marché du travail constitue un atout majeur pour l’économie locale.

Une France du travail plus résiliente que prévu

À l’échelle nationale, l’étude met en lumière une situation moins alarmiste qu’attendu. Près de six entreprises sur dix affirment ne rencontrer aucune difficulté majeure pour recruter ou fidéliser leurs équipes, tandis que 11 % seulement font face à une pénurie aiguë de talents.

Dans les Pays de la Loire, la logique semble davantage tournée vers l’anticipation que vers la gestion de crise. Si 7 % des entreprises déclarent miser sur le recrutement ou la formation pour développer de nouvelles compétences, ce taux reste légèrement inférieur à la moyenne nationale établie à 9 %. La montée en compétences apparaît ainsi comme un levier encore perfectible, malgré un contexte favorable.

Le croisement des données du baromètre Arthur Loyd et de l’enquête SumUp montre ainsi que l’attractivité structurelle d’un territoire – mesurée à partir d’indicateurs économiques, immobiliers et de qualité de vie – se traduit concrètement dans la perception des dirigeants, notamment en matière d’emploi et de stabilité des équipes.

Toulouse et Lyon dominent les très grandes métropoles

Du côté des très grandes métropoles, Toulouse conserve la première place pour la troisième année consécutive avec un indice de 0,576, devant Lyon (0,550) et Bordeaux (0,481). L’indice d’attractivité progresse dans la plupart de ces grandes villes, à l’exception notable de Nantes qui sort du top 5.

Ces résultats confirment une dynamique nationale contrastée : si certaines grandes métropoles renforcent leur attractivité, les villes intermédiaires, à l’image d’Angers, tirent leur épingle du jeu grâce à un équilibre entre dynamisme économique, qualité de vie et stabilité de l’emploi.

Flexibilité et pouvoir d’achat, clés de la fidélisation

L’enquête SumUp met également en lumière les stratégies privilégiées par les entreprises pour retenir leurs salariés. Les conditions de travail plus flexibles arrivent en tête, citées par 25 % des dirigeants, suivies par les augmentations de salaires et de primes (22 %). Les avantages tels que les tickets restaurant ou les chèques-vacances, associés au bien-être au travail, sont également identifiés comme des leviers efficaces.

Les opportunités de formation arrivent en dernière position, mentionnées par 12 % des répondants, derrière les nouveaux outils de travail et les activités sociales. Un signal qui traduit l’importance accordée par les salariés à l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle.

À noter enfin que 31 % des entreprises françaises reconnaissent ne pas avoir mis en place de stratégie spécifique de fidélisation. Cette proportion dépasse 42 % dans les secteurs de la finance et des professions libérales, où le salaire demeure le principal moteur de motivation.

À la lecture de ces résultats, Angers confirme son statut de territoire attractif, non seulement sur le papier, mais aussi dans le ressenti des acteurs économiques. Une performance qui s’inscrit dans la durée et qui conforte la place de la métropole angevine parmi les villes françaises où il fait bon entreprendre… et travailler.

Sources : Baromètre Arthur Loyd 2026 ; Enquête SumUp T4 2025 (500 dirigeants de TPE et PME interrogés). Étude complète disponible sur le site de SumUp.

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