Manche
La coquille Saint-Jacques confirme le rang de premier port de France pour la criée de Granville

Malgré une légère baisse des tonnages globaux, le port de Granville boucle l’année 2025 avec un chiffre d’affaires en progression grâce à la santé de fer de son produit phare.
Une embellie financière portée par les cours de vente
L’année 2025 se termine sur une note positive pour la cité corsaire avec un chiffre d’affaires atteignant 23 millions d’euros, soit une hausse de 2 %. Si le volume total de marchandises débarquées a connu un léger repli de 3 % pour s’établir à 9 523 tonnes, cette baisse a été largement compensée par la valorisation des produits. Le prix de vente moyen a en effet bondi de 5 %, grimpant à 2,42 euros le kilo. Cette dynamique permet à Granville de maintenir son attractivité auprès des professionnels de la mer, avec 153 navires ayant confié leurs ventes à la criée au cours de l’exercice écoulé.
La Saint-Jacques devient le moteur de l’économie portuaire
Le succès de l’année repose en grande partie sur la coquille Saint-Jacques, qui représente désormais 45 % des apports totaux. Avec une valeur dépassant les 8,7 millions d’euros, elle a détrôné le bulot en tête des espèces les plus rentables. La saison entamée en octobre 2025 a été marquée par une ressource abondante et des prix orientés à la hausse. Cette tendance semble d’ailleurs se confirmer en ce début d’année 2026, avec des quotas de pêche revus à la hausse, passant de 1,2 à 1,5 tonne par navire, pour répondre notamment à une demande croissante sur les marchés de l’export.
Des perspectives encourageantes pour le bulot et l’araignée de mer
Si le bulot s’est raréfié en raison du réchauffement des eaux, son prix de vente a bondi de 19 %, offrant un répit financier aux bulotiers locaux. Les premiers retours de pêche en février 2026 laissent d’ailleurs entrevoir un retour des volumes habituels. En parallèle, une nouvelle filière de valorisation pourrait bientôt voir le jour pour l’araignée de mer. Jusqu’ici peu exploitée faute de débouchés, cette espèce invasive devrait profiter de l’installation prochaine d’une machine de décorticage chez un opérateur privé en mars 2026. Ce projet industriel pourrait transformer ce prédateur en une nouvelle source de revenus pour les marins granvillais.
