Maine-et-Loire
A Angers, 450 manifestants pour défendre les urgences et l’accès aux soins
Ce samedi 14 février 2026, environ 450 personnes ont défilé dans les rues de Angers à l’appel des personnels des urgences du Centre hospitalier universitaire d’Angers, en grève depuis le 19 janvier avec les syndicats Force Ouvrière et SUD Santé Sociaux. Le cortège est parti de la mairie pour rejoindre la Préfecture de Maine-et-Loire , soutenu par les unions départementales FO et Solidaires. Les organisateurs saluent une mobilisation rapide et significative autour de la défense des urgences et de l’accès aux soins.
Une mobilisation rapide et visible
Organisée en seulement une semaine, la mobilisation a rassemblé soignants, patients et habitants venus défendre l’hôpital public. Les syndicats estiment que la situation des urgences dépasse désormais le seul cadre hospitalier et constitue un enjeu majeur pour l’ensemble de la population angevine.
« Le sujet des urgences est capital pour la population. C’est un enjeu d’accès aux soins pour tous les Angevins et au-delà, celui de pouvoir être soigné dignement et en toute sécurité », affirme Benjamin Delrue, secrétaire général FO.
Avant de rejoindre la préfecture, les représentants du personnel ont rencontré Christophe Béchu, président du conseil de surveillance, afin de lui exposer leurs revendications ainsi qu’aux services de l’Agence régionale de santé Pays de la Loire.
Des conditions jugées « indignes »
Selon les organisations syndicales, les urgences connaissent une dégradation continue des conditions de prise en charge des patients. Elles reprochent à la direction de ne pas répondre aux besoins médicaux et humains exprimés depuis plusieurs semaines.
« Répondre par un renfort pour le nettoyage des toilettes et la gestion des poubelles, ou proposer des repas froids pour les patients relève du mépris pour les soignants et ne répond pas à leurs réels besoins ni à ceux des patients », dénonce Lydie Cordray.
Les personnels assurent rester déterminés. « Nous ne lâcherons pas ! » répètent les grévistes, qui évoquent une situation devenue insoutenable au quotidien.
Les revendications
Au cœur du conflit figurent l’ouverture de lits d’hospitalisation pérennes afin de permettre jusqu’à quarante hospitalisations quotidiennes et la création d’un poste d’aide-soignant aux urgences présent en continu, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. La grève se poursuit avec un taux de participation élevé et une nouvelle assemblée générale doit se tenir dans les prochains jours pour décider de la suite du mouvement.