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La cour d’assises d’appel de Caen confirme les 20 ans de réclusion pour le « ninja » de Tourlaville

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L’homme qui avait tenté d’agresser une femme enceinte à Tourlaville a vue sa condamnation être maintenu / DR

Le verdict est tombé ce vendredi 13 février 2026 au palais de justice de Caen, où la cour d’assises d’appel a maintenu la condamnation à deux décennies de prison pour l’homme qui avait semé la terreur avec un sabre dans le Cotentin.

Une peine de première instance intégralement maintenue

L’accusé, un homme de 40 ans, avait initialement été condamné par la cour d’assises de la Manche en mars 2025. Après trois jours de débats cette semaine dans le Calvados, les magistrats et les jurés ont estimé que la gravité des faits justifiait le maintien de la peine maximale prononcée en première instance. Outre les 20 ans de réclusion criminelle, le quadragénaire reste soumis à un suivi sociojudiciaire strict. La cour a également confirmé l’interdiction de séjourner dans le département de la Manche durant cinq ans après sa sortie, ainsi que l’interdiction de détenir ou de porter une arme pendant une durée de dix ans.

Le souvenir d’une agression d’une rare violence

Les faits, qui avaient profondément marqué l’opinion publique locale, remontent à l’année 2021 dans la commune déléguée de Tourlaville. L’individu, vêtu d’une tenue sombre et armé d’un sabre de type katana, avait d’abord menacé une femme enceinte avant de s’en prendre avec une violence inouïe aux forces de l’ordre. Lors de l’intervention, deux policières avaient été grièvement blessées par les coups de lame de celui que les médias avaient alors surnommé le « ninja ». L’agresseur n’avait pu être maîtrisé qu’après l’usage d’une arme à feu par l’un des fonctionnaires de police présents sur les lieux.

Un verdict définitif pour les victimes

Cette décision en appel vient clore un long chapitre judiciaire pour les victimes et leurs familles. Durant l’audience à Caen, la personnalité de l’accusé et la dangerosité de son passage à l’acte ont été au cœur des débats. Les avocats des parties civiles ont insisté sur les traumatismes physiques et psychologiques persistants des deux policières blessées en service. En confirmant la peine initiale, la justice a souhaité marquer la fermeté nécessaire face à des actes visant délibérément des représentants de l’autorité publique et des civils vulnérables.