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Crues en Maine-et-Loire : 900 riverains contraints de quitter leur domicile, un centre d’accueil activé aux Ponts-de-Cé

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Image d’illustration – REUTERS/Stephane Mahe

Face à la montée rapide des eaux dans les Basses vallées angevines, la préfecture de Maine-et-Loire a ordonné, ce samedi 14 février 2026, l’évacuation préventive de 900 habitants. La route départementale 132, fragilisée par les inondations, menace de s’effondrer. Selon Ouest France, un centre d’hébergement d’urgence a été ouvert aux Ponts-de-Cé.

Une évacuation décidée dans l’urgence

Après plusieurs semaines de pluies continues et une nouvelle perturbation vendredi 13 février, les niveaux des cours d’eau poursuivent leur hausse en Maine-et-Loire. Selon le site Vigicrues, les Basses vallées angevines sont désormais placées en vigilance orange.

Dans ce contexte, la préfecture a pris une décision forte : ordonner l’évacuation des habitants situés entre Le Louet et La Loire, sur les communes de Saint-Jean-de-la-Croix et des Ponts-de-Cé, à l’exception du secteur de Saint-Maurille. Au total, près de 900 personnes sont concernées, d’après les estimations des communes.

Pour les habitants du secteur des Plaines, l’évacuation est vivement recommandée en raison d’une surverse annoncée de la digue du Petit-Louet dans la nuit du 14 au 15 février. Les autorités appellent également la population à s’éloigner des cours d’eau et à limiter strictement leurs déplacements.

Une route fragilisée, un risque d’effondrement

Au cœur des inquiétudes, la route départementale 132. Fragilisée par les crues, elle menace de s’affaisser. Si elle reste pour l’heure accessible depuis Denée, des panneaux d’interdiction de circuler ont déjà été installés dans certaines portions.

Le préfet de Maine-et-Loire, François Pesneau, s’est rendu sur place ce samedi. Il a décidé d’évacuer la zone « de manière préventive ». Selon son cabinet, « une zone importante serait couverte si la route venait à céder ».

D’ici dimanche soir, le niveau des eaux pourrait atteindre entre 4,75 et 5 mètres, rendant la RD 132 totalement impraticable. Le talus qui soutient la chaussée montre déjà des signes de faiblesse.

Des habitants partagés entre inquiétude et résignation

« Il y a un vrai danger d’effondrement de la route », reconnaît Jean-Paul Pavillon, maire des Ponts-de-Cé. « À cause des inondations, le talus qui supporte la route a commencé à s’affaisser et les matériaux qui le composent se détériorent. »

Selon la compagnie de gendarmerie d’Angers, certains riverains, habitués aux crues, pourraient toutefois hésiter à quitter leur domicile. « C’est évident que les habitants sont inquiets. Ce n’est jamais rassurant de devoir évacuer sa maison », poursuit l’élu, également vice-président d’Angers Loire Métropole en charge du dossier de l’eau.

Pour les personnes ne disposant d’aucune solution de repli, un centre d’hébergement a été ouvert salle du Val-de-Louet, 28 avenue Auguste-Defois, aux Ponts-de-Cé.