Des tirs de mortiers et des incendies secouent le quartier Saint-Sauveur à Flers
La tension est montée d’un cran dans l’Orne. Entre le vendredi 20 et le samedi 21 mars 2026, la ville de Flers a été le théâtre de violences urbaines marquées par des jets de projectiles...

La tension est montée d’un cran dans l’Orne. Entre le vendredi 20 et le samedi 21 mars 2026, la ville de Flers a été le théâtre de violences urbaines marquées par des jets de projectiles et de nombreux départs de feux. Selon les informations rapportées par l’Orne Combattante, le bilan matériel est lourd et plusieurs habitants, dont des enfants, ont dû être hospitalisés.
Un quartier sous le feu des mortiers
Les incidents ont débuté vers 23 h ce vendredi, principalement autour de la Maison d’activités Émile-Halbout, dans le quartier Saint-Sauveur. Pendant plus de trois heures, les forces de l’ordre ont fait face à une hostilité d’une rare intensité. Les policiers estiment qu’entre 50 et 100 tirs de mortiers d’artifice ont été dirigés vers eux et vers les bâtiments.
Face à la violence des assauts, une équipe de la BAC (Brigade Anti-Criminalité) départementale a dû être dépêchée en urgence depuis Alençon pour prêter main-forte aux effectifs du commissariat local, alors qu’un véhicule de police était directement pris pour cible.
Huit personnes hospitalisées, dont quatre enfants
Au-delà des voitures brûlées et des poubelles incendiées, c’est un feu de cave, vraisemblablement provoqué par un tir de mortier, qui a causé les dommages humains les plus inquiétants. Les fumées toxiques se sont propagées dans les habitations, nécessitant l’intervention massive des pompiers et du SMUR de Flers.
Au total, huit personnes, dont quatre enfants, ont été intoxiquées par l’inhalation de ces fumées. “Certains ont été placés en observation à l’hôpital de Flers”, a précisé Jean-François Brisset, le nouveau maire de la commune, qui s’est rendu sur place samedi matin pour soutenir les résidents et saluer le travail des secours.
Une enquête ouverte pour identifier les auteurs
Au petit matin, le quartier portait encore les stigmates de cette nuit d’agitation. Si le calme est revenu vers 2 h 30, l’heure est désormais aux investigations. Une enquête de police a été ouverte pour identifier les responsables de ces dégradations et de ces mises en danger de la vie d’autrui. Le maire a réaffirmé sa volonté de ne pas laisser le quartier s’enfoncer dans l’insécurité, tandis que la présence policière pourrait être renforcée lors des prochaines nuits.


