
Deux fonctionnaires de police du commissariat d’Angoulême (Charente) se retrouvent au cœur d’une affaire sensible. Ils sont accusés de violences et d’injures racistes envers un homme placé en garde à vue.
Selon Le Parisien, ces incidents, survenus en janvier dernier, ont été rapportés par la procureure de la République à Angoulême, Stéphanie Aouine, qui a qualifié les propos tenus de particulièrement choquants.
L’incident aurait été involontairement enregistré par la caméra-piéton d’un des policiers, offrant des éléments de preuve cruciaux. Suite à ce signalement, une enquête a été ouverte pour “violence sans incapacité totale de travail par personne dépositaire de l’autorité publique” et “injures publiques à caractère racial”. L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) de Bordeaux a été chargée de l’affaire.
Mise en examen et contrôle judiciaire
Les deux agents ont été placés en garde à vue puis présentés au procureur de la République. Ils seront jugés prochainement devant le tribunal correctionnel d’Angoulême. En attendant leur comparution, ils sont soumis à un contrôle judiciaire strict, incluant notamment une interdiction d’exercer leur métier. Cette décision a été prise afin de garantir la sérénité de l’enquête et d’éviter toute récidive éventuelle.
Réactions et suites judiciaires
Face à ces accusations, deux associations de lutte contre le racisme et l’antisémitisme ont manifesté leur intention de se porter partie civile dans cette affaire.