
Le procès en appel de trois anciens rugbymen de Grenoble s’est ouvert mercredi devant la cour d’assises de la Charente, à huis clos, comme lors du premier procès. En première instance, fin 2024, Denis Coulson et Loïck Jammes avaient été condamnés à 14 ans de réclusion criminelle, tandis que le Néo-Zélandais Rory Grice avait écopé de 12 ans, pour le viol collectif d’une étudiante à Bordeaux en mars 2017.
Un huis clos ordonné dès l’ouverture des débats
Selon 20 Minutes, à l’ouverture de l’audience, la défense de Denis Coulson a soulevé des irrégularités concernant la liste des jurés, une demande finalement rejetée par la cour. La présidente a ensuite ordonné le huis clos à la demande de la partie civile.
La question du consentement au cœur des débats
Lors de ce procès en appel, la défense continue de plaider le consentement, tandis que la partie civile conteste fermement cette version. L’avocate de la victime, Me Anne Cadiot-Feidt, a déclaré en marge de l’audience : « La honte n’est pas dans le camp de la victime, elle ne doit jamais l’être ». De son côté, l’avocate de Denis Coulson évoque une affaire complexe, estimant que la peine prononcée en première instance est « déraisonnable et excessive ».
Des faits remontant à 2017
Les faits remontent à la nuit du 11 au 12 mars 2017, après un match de Top 14 entre Grenoble et l’Union Bordeaux-Bègles. La victime, alors étudiante, affirme s’être réveillée dans une chambre d’hôtel à Mérignac sans souvenir précis de la nuit, entourée de plusieurs hommes. Les accusés affirment de leur côté que la jeune femme était consentante, notamment en s’appuyant sur une vidéo tournée au cours de la soirée.
Verdict attendu début avril
Le verdict de ce procès en appel est attendu le 3 avril.