
Les services de l’État ont présenté le bilan des contrôles menés en 2025 sur la pêche maritime en Charente-Maritime. Au total, près de 1 000 contrôles ont été réalisés, en mer, à terre et lors du débarquement des prises, afin de veiller au respect de la réglementation. Ces opérations visent notamment « la préservation des espèces d’intérêt halieutique, du milieu marin et d’un accès équitable à la ressource. Elles permettent également de garantir au consommateur l’accès à des produits durables, de qualité et sains, bénéficiant d’une traçabilité complète et de conditions de production sûres ».
Selon Sud-Ouest, trois ports ont été particulièrement concernés par ces contrôles : La Rochelle, La Cotinière à Saint-Pierre-d’Oléron et Royan.
Des infractions liées à la taille des captures
Parmi les contrôles réalisés en mer, le taux d’infraction relevé atteint 7 %, principalement en raison d’engins non conformes et de captures ne respectant pas la taille minimale réglementaire. Lors des contrôles au débarquement, ce taux s’élève à 13 %, en légère hausse par rapport à 2024. Les manquements concernent notamment la taille minimale des poissons et certaines obligations déclaratives.
Des contrôles ont également visé les chalutiers belges pratiquant la pêche à la sole au large du département, sans qu’aucune infraction ne soit relevée dans ce cadre.
La pêche de loisir également surveillée
Les contrôles ont aussi concerné la pêche de loisir, avec plus de 450 opérations menées au cours de l’année. Au total, 137 procès-verbaux ont été dressés, dont 71 pour la pêche à pied. « Ce qui illustre une réglementation encore mal connue des pratiquants », indique le communiqué.
La palourde concentre une grande partie des infractions, notamment pour dépassement des quantités autorisées et non-respect de la taille minimale. L’huître est également concernée, avec des dépassements de la limite réglementaire fixée à cinq kilos de coquillages par pêcheur de loisir et par jour.