
La sentence est tombée ce vendredi 27 mars 2026 au tribunal de Coutances. Sullivan Leplanquais, 35 ans, a été condamné à une lourde peine de prison ferme après une course-poursuite d’une rare violence survenue le mois dernier dans les rues de Saint-Lô. Malgré ses dénégations et des témoignages familiaux qualifiés de « lunaires » par la cour, le prévenu a été rattrapé par son passé.
Une course-poursuite nocturne et périlleuse
Les faits remontent à la nuit du 7 février 2026. Vers 1 h 40, le Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG) tente de contrôler une Mercedes suspecte. Le conducteur refuse d’obtempérer et engage une fuite désespérée : excès de vitesse, stops grillés, ronds-points pris à contresens et trois véhicules en stationnement percutés.
La situation frôle le drame lorsque les gendarmes parviennent à bloquer le véhicule sur un parking. Pour s’échapper, le chauffard enclenche la marche arrière, percute violemment la voiture des militaires — arrachant une portière au passage — et manque de renverser un gendarme qui venait de mettre pied à terre. Face à la dangerosité de la situation, les forces de l’ordre avaient dû cesser la poursuite.
Un système de défense « embrouillé »
Interpellé le 24 mars après plusieurs semaines de recherche, le prévenu a nié les faits en bloc lors de sa comparution immédiate. « C’est mon frère qui était au volant », a-t-il affirmé, soutenu par des déclarations contradictoires de ses proches.
La présidente de l’audience a toutefois pointé du doigt des versions changeantes et des faux aveux de tiers destinés à égarer la justice. Les témoignages formels des trois gendarmes, l’ayant reconnu sur photo, ont pesé bien plus lourd que ses dénégations « bec et ongles ».
21 condamnations au casier
La substitute du procureur n’a pas manqué de rappeler le profil du conducteur : un multirécidiviste affichant 21 mentions à son casier judiciaire, dont quatre pour des faits similaires.
Le tribunal a finalement suivi une partie des réquisitions en condamnant Sullivan Leplanquais à :
3 ans de prison ferme avec maintien immédiat en détention.
1 000 € de préjudice moral pour le gendarme frôlé par le véhicule.
2 500 € de dommages et intérêts pour les propriétaires des voitures dégradées.