
Un élevage de poules pondeuses bio situé à Saint-Saturnin-du-Bois, en Charente-Maritime, a été frappé par une décision radicale des autorités sanitaires début avril 2026. Le mercredi 1er avril, des prélèvements réalisés par la Direction départementale des services vétérinaires ont révélé la présence de salmonelles sur les poussières d’un mur dans l’un des quatre poulaillers.
Selon les informations relayées par France 3 Nouvelle-Aquitaine le 9 avril 2026, aucune trace de contamination n’a été détectée ni chez les volailles ni dans les œufs.
Une décision d’abattage contestée par les éleveurs
Selon Ouest France, malgré l’absence de contamination directe des animaux, la DDSV a ordonné l’abattage de l’ensemble des 1 400 poules de l’exploitation. Une mesure vivement dénoncée par les exploitants, contraints de supporter eux-mêmes le coût de cette opération.
« Une hérésie totale ». C’est ainsi que Cédric Augé, coresponsable de l’élevage, qualifie cette décision. Les éleveurs avaient demandé une contre-expertise portant sur les poules elles-mêmes, mais cette requête n’a pas été acceptée.
Trois des quatre poulaillers ont été vidés dès le mardi 7 avril 2026, comme le rapporte Sud Ouest.
Un dernier poulailler encore en sursis
Un bâtiment abritant 350 volailles, situé à l’écart des autres installations, reste pour l’instant épargné. Les exploitants estiment que ce poulailler, sans contact avec les zones concernées, ne devrait pas être soumis à la même mesure.
Dans ce contexte, ils ont sollicité le député Benoît Biteau afin d’engager une médiation avec les services vétérinaires et la préfecture. Une rencontre est prévue le mardi 21 avril 2026.
Une mobilisation pour soutenir l’exploitation
Dans l’attente de cette échéance, une initiative de solidarité est organisée le samedi 11 avril 2026. Des poules « prêtes à cuire » seront proposées à la vente au prix de 10 euros, accompagnées d’un repas paysan destiné à soutenir l’exploitation fragilisée.