
À la veille de l’examen de la loi-cadre sur les transports, la Région Nouvelle-Aquitaine appelle l’État et les parlementaires à renforcer le financement du ferroviaire et à sauver les petites lignes, dont celle d’Angoulême-Limoges selon La Charente Libre.
Un appel fort avant le débat parlementaire
« Nous sommes arrivés à l’heure des choix », affirme Renaud Lagrave, vice-président de la Région en charge des mobilités. Deux jours avant le passage du texte au Sénat, la collectivité demande un engagement clair pour les lignes de desserte fine du territoire et un financement durable des transports.
Les Régions ont déposé plusieurs amendements, dont l’un vise à réintégrer explicitement ces petites lignes dans la programmation des investissements ferroviaires.
Des finances régionales sous tension
La Nouvelle-Aquitaine dénonce une situation budgétaire dégradée. Selon Renaud Lagrave, les collectivités doivent faire face à une baisse d’environ 300 millions d’euros, tandis que les coûts liés aux infrastructures augmentent.
Les péages ferroviaires sont notamment passés de 63 à 90 millions d’euros dans la région, compliquant l’entretien et la modernisation du réseau.
Angoulême-Limoges, symbole du débat
Fermée depuis 2018, la ligne TER Angoulême-Limoges incarne les difficultés du réseau. La Région plaide pour une reprise en main du financement par SNCF Réseau et une meilleure répartition des ressources issues des péages.
Une mobilisation qui se poursuit
Le collectif Angoulim et une quarantaine d’organisations seront présents devant le Sénat pour défendre un plan d’urgence dès 2026 et une programmation pluriannuelle contraignante pour le ferroviaire.