
L’annonce a fait l’effet d’une petite bombe ce vendredi. Gilles Bourdouleix, président de Cholet Agglomération, a fait savoir son intention de quitter ses fonctions à compter de minuit. Une décision rapidement relayée publiquement… mais qui, en réalité, n’est pas encore effective.
Saisi officiellement par courrier le jour même, le préfet de Maine-et-Loire a tenu à remettre les pendules à l’heure en rappelant le cadre légal qui entoure ce type de situation.
Une procédure loin d’être immédiate
Contrairement à ce que pourrait laisser penser l’annonce, une démission de président d’agglomération ne prend pas effet instantanément. Elle doit d’abord être adressée au représentant de l’État, qui dispose du pouvoir de l’accepter – ou non dans l’immédiat.
À défaut de réponse, la loi prévoit un délai supplémentaire : la démission ne devient effective qu’un mois après un nouvel envoi du courrier. Un mécanisme qui vise à sécuriser la continuité des institutions locales.
Un président toujours aux commandes
Conséquence directe : à ce stade, le président de Cholet Agglomération reste en fonction. Il continue d’exercer pleinement ses responsabilités, malgré l’annonce de son départ.
Une situation quelque peu floue qui pourrait durer encore plusieurs jours, voire davantage, selon la suite donnée par la préfecture.