Pollution d’un ruisseau en Charente : une centaine de poissons retrouvés morts

À Saint-Michel, près d’Angoulême, une pollution survenue mi-avril dans le ruisseau des Eaux Claires a entraîné la mort d’une centaine de poissons selon La Nouvelle République. L’alerte tardive pourrait compliquer l’identification de l’origine du polluant, tandis que les acteurs locaux envisagent des suites judiciaires.
Une pollution découverte trop tardivement
Une centaine de poissons ont été retrouvés morts dimanche 19 avril 2026 dans le ruisseau des Eaux Claires, à Saint-Michel, en Charente. Ce cours d’eau, affluent de la Charente, a été le théâtre d’une pollution dont l’origine reste pour l’heure inconnue.
Selon plusieurs riverains, l’eau avait déjà pris une teinte noire dès le début du week-end. Pourtant, les secours n’ont été alertés que tardivement, le dimanche soir. D’après les premières constatations, la pollution pourrait remonter au vendredi précédent.
L’Office français de la biodiversité (OFB) a été saisi et a procédé à des prélèvements afin d’identifier le polluant en cause. Mais le délai entre les faits et l’intervention pourrait compliquer les analyses.
Une dizaine d’espèces touchées
La mortalité observée concerne une dizaine d’espèces de poissons, parmi lesquelles des perches et des chevesnes. Un phénomène inhabituel selon les spécialistes.
« D’habitude, les espèces comme les chevesnes résistent assez bien. Pas cette fois », souligne Mathieu Labrousse, président de la fédération de pêche de Charente.
Sur place, les équipes n’ont pu que constater l’ampleur des dégâts. « Il n’y avait plus grand-chose à faire », regrette Hugo Pichol, salarié de la fédération, qui craint que l’alerte tardive n’empêche de remonter jusqu’à la source de la pollution.
Des suites judiciaires envisagées
Face à cette situation, la fédération de pêche de Charente envisage de porter plainte. L’objectif est de faire la lumière sur les circonstances de cet épisode et d’éviter qu’il ne se reproduise.
Car ce type d’accident n’est pas isolé dans le département. En 2025 déjà, des épisodes similaires avaient été signalés, avec des poissons retrouvés morts dans plusieurs cours d’eau charentais.


