Feu vert judiciaire pour l’extradition d’un habitant de Maine-et-Loire recherché par Interpol

La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes s’est montrée favorable ce vendredi 2 mai 2025 à la remise d’un habitant de Mauges-sur-Loire (Maine-et-Loire) aux...

02/05/2025
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La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes s’est montrée favorable ce vendredi 2 mai 2025 à la remise d’un habitant de Mauges-sur-Loire (Maine-et-Loire) aux autorités moldaves pour qu’il y soit poursuivi pour deux faits de vol et une infraction à la législation sur les stupéfiants. 

Ce Moldave de 32 ans avait en fait eu “un accident matériel de la circulation” le 19 avril 2025 : les forces de l’ordre françaises avaient alors consulté le Fichier des personnes recherchées (FPR) et s’étaient rendu compte qu’Andrian XXX y était “inscrit”. Cet homme installé à Mauges-sur-Loire avait en fait fait l’objet d’un mandat d’arrêt européen (MAE) émis par son pays d’origine le 6 décembre 2024.

Les autorités locales lui reprochent en effet deux “vols aggravés” commis les 10 janvier 2021 et 4 novembre 2022. Une “détention de produits stupéfiants” commise en décembre 2023 lui est aussi reprochée. Un “ordre d’arrestation provisoire” avait précisément été émis par la Moldavie, qui le soupçonne de s’être “concerté” avec deux autres protagonistes pour “rentrer dans un logement en forçant une fenêtre” et y dérober “400.000 leu” – la monnaie locale, soit environ 20.500 € – mais aussi “des bijoux”, dont “un bracelet en or”.

L’autre vol qui lui est reproché aurait été commis “dans un autre village”, à Tiplesti : les malfaiteurs auraient également pénétré dans le logement d’une femme en “forçant une porte”, et auraient cette fois emporté plus de 2.500 € en monnaie locale “cachée dans un placard”, ainsi qu’un ordinateur. Les opérations de police technique et scientifique permettront par la suite de mettre en évidence “des traces” de résine de cannabis sur un objet soupçonné d’appartenir à cet habitant de Mauges-sur-Loire.

“J’ATTENDS MON DEPART LE PLUS VITE POSSIBLE”

Ce père d’un enfant de 4 ans “et demi”, visé par une fiche Interpol, a été placé ce mercredi 30 avril 2025 et a donc comparu devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes dans le cadre d’une “procédure” destinée à s’assurer qu’il consentait à sa remise. Assisté d’un avocat, le trentenaire a répondu favorablement à cette question. Il a par ailleurs indiqué qu’il “ne renonçait pas” au principe de spécialité : en clair, il ne pourra pas être poursuivi par la justice moldave pour d’autres faits que ceux énoncés dans le mandat d’arrêt.

Dans la mesure où il “consent”, une “procédure simplifiée” va pouvoir être mise en oeuvre, en application de la Convention européenne d’extradition signée en 1957 par la France et la Moldavie. Les “infractions de droit commun” qui lui sont reprochées sont en effet “punies dans les deux pays d’une peine de prison supérieure à un an”, a confirmé l’avocate générale lors de l’audience.

“Il était parfaitement informé de cette procédure simplifiée et reconnait bien que le mandat s’applique à sa personne”, a aussi expliqué la représentante du parquet général. Son avocate, Me Marie-Line Asselin, a même expliqué que son client pensait être “renvoyé immédiatement” : il ne comprenait même pas la nécessité de “devoir passer devant des juges”.

“J’attends mon départ le plus vite possible”, a pour sa part déclaré ce “plaquiste de formation”. Ce vendredi 2 mai 2025, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes a donc, sans surprise, rendu “un avis favorable” à sa remise. Il devrait donc être renvoyé en Moldavie d’ici quelques jours pour être présenté à la justice de son pays./CB

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