Kathirkamanathan Ponniah, patron du restaurant Krishna, est décédé mercredi 29 avril 2026 à Angers. Une disparition soudaine qui bouleverse les habitués de cet établissement emblématique, considéré comme le plus ancien restaurant encore en activité dans la ville.

Une adresse devenue institution
Installé depuis plus de trois décennies, le Krishna faisait partie du paysage angevin. Ouvert le 2 juin 1994, l’établissement avait su traverser les années sans perdre son identité : une cuisine indienne simple, accessible, et une atmosphère chaleureuse.
Au fil du temps, le restaurant s’était imposé comme une véritable institution locale. Après la fermeture d’autres enseignes historiques, il était devenu, presque malgré lui, le plus ancien restaurant d’Angers encore en activité.
« On ne comptait pas notre énergie »
Avec son épouse, Kathirkamanathan Ponniah avait bâti bien plus qu’un commerce. Ensemble, ils avaient accueilli des générations de clients – étudiants, familles, habitués – dans une salle d’une quarantaine de couverts.
« On ne comptait pas notre énergie », confiait encore récemment le couple, fidèle à une ligne simple : des produits frais, des prix accessibles et le partage d’une culture.
Une ambiance restée intacte
Si la décoration avait évolué au fil des années, l’esprit du lieu, lui, n’avait guère changé. Les murs étaient toujours habillés de souvenirs rapportés de voyages en Inde et au Sri Lanka, témoins d’une histoire personnelle étroitement liée à celle du restaurant.
Dans un secteur en constante mutation, le Krishna faisait figure d’exception, conservant une identité forte et une clientèle fidèle.
Une disparition qui laisse un vide
Le décès de Kathirkamanathan Ponniah, survenu alors qu’il n’était pas âgé, laisse un vide certain dans le paysage local. Discret mais profondément investi dans son travail, il incarnait ce lieu connu de plusieurs générations d’Angevins.
Les clients saluent aujourd’hui la mémoire d’un restaurateur passionné, dont l’établissement restera associé à l’histoire récente de la restauration angevine.
À ce stade, les modalités de poursuite de l’activité du restaurant Krishna n’étaient pas connues.