
Ce jeudi 7 mai 2026, la justice a franchi une nouvelle étape cruciale dans l’affaire du quadruple meurtre de Thorigné-sur-Dué. L’avocat général a officiellement demandé l’annulation de la condamnation de Dany Leprince et la tenue d’un nouveau procès devant les assises.
Une audience décisive au cœur de la capitale
Ce jeudi 7 mai 2026, la Cour de révision de la Cour de cassation s’est penchée sur la deuxième requête d’annulation déposée par Dany Leprince en mars 2021. L’audience, qui s’est tenue à Paris, s’est achevée peu avant 16 heures. Présidée par le président de la chambre criminelle de la Cour de cassation, Nicolas Bonnal, et assisté de douze magistrats, cette séance a permis d’entendre les différentes parties, notamment les avocats de Solène, d’Alain et de Dany Leprince. À l’issue de ces plaidoiries, l’avocat général a formellement requis l’annulation de la condamnation du Sarthois, aujourd’hui âgé de 69 ans, et a demandé un renvoi devant une cour d’assises.
Des faits nouveaux justifiant la réouverture du dossier
Cette étape judiciaire fait suite à une décision de la commission d’instruction de la Cour de révision datant du 23 janvier 2025. L’instance avait retenu deux faits nouveaux ou inconnus justifiant la recevabilité de la requête et la transmission du dossier : les déclarations de Célia, la fille aînée de Dany Leprince, ainsi que la question de la crédibilité apportée aux propos de Solène, la petite fille de 2 ans qui fut la seule rescapée du drame. Le 28 janvier 2026, l’avocat général Jean-Michel Aldebert s’était d’ailleurs déjà déclaré favorable à un procès en révision. La décision finale de la Cour, sous la forme d’un arrêt, sera officiellement rendue le 2 juillet.
Le sombre rappel de la tragédie sarthoise
Ce combat judiciaire prend racine dans une tragédie survenue le 4 septembre 1994. Ce jour-là, Christian Leprince, son épouse Brigitte ainsi que leurs filles Sandra et Audrey, respectivement âgées de 10 et 6 ans, étaient sauvagement tués à l’arme blanche dans leur maison de Thorigné-sur-Dué, dans la Sarthe. Dany Leprince, qui habitait la maison voisine, avait avoué ce quadruple meurtre après quarante-six heures de garde à vue, avant de revenir sur ses déclarations. Condamné en 1997 à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une peine de sûreté de vingt-deux ans, l’homme, qui a passé dix-huit ans derrière les barreaux, n’a depuis cessé de clamer son innocence.