
Selon les informations publiées par Hit West, le groupe Medicom est actuellement sondé par les autorités sanitaires nationales et mondiales. Face à l’émergence de cas d’hantavirus et à la menace du virus Ebola, l’entreprise angevine confirme sa capacité à augmenter massivement sa production d’équipements de protection individuelle pour répondre à une éventuelle urgence sanitaire internationale.
Une capacité de production démultipliée en cas de crise
L’entreprise, anciennement connue sous le nom de Kolmi-Hopen et présente dans le Maine-et-Loire depuis plus d’un siècle, dispose d’infrastructures solides réparties entre la production de gants dans la Sarthe et la fabrication de masques à Saint-Barthélémy-d’Anjou. Face à la récente apparition de cas d’hantavirus, les services de l’État français ont rapidement pris les devants pour évaluer les capacités de réaction de l’usine. En activant l’ensemble de ses chaînes de montage tous les jours de la semaine, le site angevin serait en mesure de faire passer sa production quotidienne d’un million à trois millions de masques. Cette anticipation gouvernementale, héritée des leçons de la pandémie de Covid, s’accompagne également de sollicitations émanant d’acteurs privés soucieux de reconstituer d’urgence leurs réserves de sécurité.
L’impact géopolitique sur les coûts de fabrication
Si la capacité de production est assurée grâce à un approvisionnement en matières premières majoritairement européen et français, le contexte international pèse néanmoins très lourdement sur les finances de l’industrie. L’instabilité géopolitique actuelle, particulièrement au Moyen-Orient, n’entrave pas l’acheminement des matériaux mais fait indéniablement grimper la facture globale. Les composants nécessaires à la confection des masques subissent ainsi une inflation variant de cinq à quinze pour cent. La situation s’avère encore plus critique concernant les gants en nitrile, un équipement dérivé de l’industrie pétrolière, dont les coûts de fabrication enregistrent des bonds spectaculaires pouvant allègrement dépasser les soixante pour cent d’augmentation.
Une expertise locale sollicitée jusqu’en Afrique
Le savoir-faire de l’industriel dépasse largement les frontières hexagonales puisque l’Organisation mondiale de la santé a directement approché la direction du groupe pour faire face aux ravages causés par le virus Ebola sur le continent africain. Contrairement aux besoins respiratoires classiques, ce type de menace exige un équipement couvrant l’intégralité du corps, incluant des combinaisons hautement spécifiques de catégorie trois ou quatre, ainsi qu’une protection totale du visage et des mains. Les usines du Maine-et-Loire et de la Sarthe recensent actuellement leurs stocks et évaluent leurs délais de fabrication pour pouvoir acheminer rapidement ce matériel médical vital vers les zones géographiques touchées par l’épidémie.