Le tribunal correctionnel d’Angoulême a rendu son délibéré dans une sordide affaire de mœurs. Un homme et une femme ont été reconnus coupables de corruption de mineure sur une adolescente de 17 ans au profil psychologique particulièrement vulnérable. Les deux prévenus ont été condamnés à de la prison ferme.
L’engrenage d’une fausse relation protectrice
Les faits incriminés remontent à l’année 2022. À cette époque, la prévenue, aujourd’hui âgée de 34 ans, avait proposé d’héberger la jeune victime alors que celle-ci venait de faire une tentative de suicide. Mais la cellule familiale censée offrir un refuge s’est rapidement transformée en un piège pour l’adolescente. La relation de confiance et de pseudo-amitié a rapidement basculé vers des rapports d’ordre charnel.
Le compagnon de la logeuse, un homme de 32 ans, a lui aussi participé aux relations intimes avec la jeune fille. L’instruction a révélé l’existence d’un groupe de discussion numérique partagé entre les trois protagonistes, sur lequel le couple diffusait régulièrement des clichés dénudés de la mineure ainsi que des enregistrements vidéo de leurs rapports sexuels.
Une peine de prison et de lourdes interdictions
À la barre, si les deux trentenaires ont fini par concéder le caractère profondément malsain de la situation, la prévenue a néanmoins tenté de rejeter la responsabilité sur la victime en affirmant que l’initiative d’une relation à trois émanait de l’adolescente. Un argumentaire balayé par le ministère public, la procureure fustigeant une intention manifeste de pervertir une jeune fille fragile.
Selon la Nouvelle République, le tribunal a suivi les réquisitions en prononçant des sanctions fermes. Déjà connue des services de justice pour d’autres délits, la femme a écopé d’une peine de deux ans d’emprisonnement, dont 18 mois assortis d’un sursis probatoire, impliquant une incarcération immédiate pour la partie ferme. Son compagnon s’est vu infliger une condamnation identique, mais la partie ferme de sa peine fera l’objet d’un aménagement sous la forme d’un placement sous bracelet électronique. Le couple a désormais l’interdiction absolue d’entrer en contact avec la victime et subit une interdiction définitive d’exercer toute activité professionnelle ou bénévole impliquant des mineurs.
