
Selon les informations dévoilées par Le Maine Libre, la préfecture de la Sarthe a orchestré une vaste opération de simulation ce mercredi 20 mai sur l’aire de repos de La Parnouette, située sur la commune de Lombron. Cet exercice grandeur nature, initié par les services d’incendie et de secours, visait à tester la réactivité opérationnelle face à un drame routier impliquant un nombre important de victimes.
Un scénario catastrophe inspiré de faits réels
L’opération s’est appuyée sur une trame dramatique calquée sur un véritable accident d’autocar transportant des étudiants survenu en juin de l’année précédente. Pour mettre à l’épreuve l’ensemble des acteurs de la sécurité, les organisateurs ont imaginé un bilan particulièrement lourd avec 12 personnes en urgence absolue, 15 en urgence relative, 8 indemnes et 6 personnes décédées pour un total de 41 personnes impliquées.
Un déploiement massif des différentes forces d’intervention
Face à l’ampleur de ce sinistre virtuel, un impressionnant dispositif interservices a convergé vers l’autoroute A11. Cent trente-sept sapeurs-pompiers sarthois ont été engagés pour procéder aux manœuvres complexes de désincarcération et de sauvetage. La sécurisation des voies et la régulation du trafic ont été assurées conjointement par quarante-quatre militaires de la gendarmerie et les agents du concessionnaire Vinci Autoroutes. Sur le plan médical, une dizaine de soignants du Samu ont eu pour mission vitale d’assurer le tri sanitaire sur le terrain.
Une coordination logistique éprouvée et chronométrée
Pour fluidifier la gestion de cette crise simulée, le centre opérationnel départemental a été immédiatement activé au sein des locaux de la préfecture. En parallèle, une synergie locale s’est mise en place avec la municipalité de Lombron, qui a ouvert l’une de ses salles communales pour y établir un poste médical avancé fonctionnel. Sous la supervision de l’agence régionale de santé et avec l’appui technique des services départementaux, l’objectif d’efficacité a été atteint : le conditionnement global et l’évacuation virtuelle de l’ensemble des blessés vers les hôpitaux ont été menés à bien en moins de trois heures.