Charente-Maritime : les fortes chaleurs inquiètent déjà les producteurs de blé avant les moissons

24/05/2026
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DR : Les céréaliers de Charente-Maritime craignent de lourdes pertes pour les moissons de blé à cause des fortes chaleurs et de la sécheresse, qui pourraient dégrader la qualité des récoltes et entraîner un déclassement en blé fourrager

La vague de chaleur qui frappe actuellement la Charente-Maritime fait craindre une forte dégradation des récoltes de blé. À un mois des moissons, plusieurs céréaliers redoutent des pertes importantes liées au manque d’eau et aux températures dépassant les 30 °C.

Des températures records pour un mois de mai

Selon France Bleu, le département se retrouve au cœur du dôme de chaleur installé au-dessus de la France depuis plusieurs jours.
Cette météo exceptionnellement chaude pour une fin mai intervient à un moment crucial pour les cultures céréalières, alors que les grains de blé arrivent à maturité.
Le principal danger identifié par les agriculteurs reste l’absence totale de précipitations.

Des récoltes menacées par le stress hydrique

Installé à Thairé, entre La Rochelle et Rochefort, le céréalier Yves Rouzeau observe avec inquiétude l’évolution de ses parcelles.
« Auparavant, on avait des grosses chaleurs mais derrière il arrivait un orage, qui permettait de radoucir la météo », explique-t-il.
Cette année, aucune pluie n’est annoncée à court terme.
« On est à sept kilomètres de la mer et on manque d’eau », constate l’agriculteur.

Un risque de déclassement du blé

Le manque d’eau pourrait empêcher le bon développement des grains.
« Parti comme c’est parti, le blé ne sera pas de bonne qualité », estime Yves Rouzeau, qui explique que les grains « vont finir tous petits » sous l’effet du stress hydrique.
Conséquence directe : une partie des récoltes pourrait perdre leur qualité destinée à l’alimentation humaine.
« On ne sera pas aux normes, on sera déclassé. Le blé sera en blé fourrager, au lieu d’être en blé meunier », précise-t-il.
Cette dévalorisation entraînerait une baisse importante des revenus pour les exploitations concernées.

Des pertes financières redoutées

Selon ce producteur installé depuis près de quarante ans en Charente-Maritime, les pertes pourraient atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros.
L’agriculteur évoque même la possibilité d’un changement de modèle agricole dans les prochaines années face à la répétition des épisodes climatiques extrêmes.
« On va être obligé de changer de culture, on pourra peut-être plus faire du blé dans quelques années », confie-t-il.

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