Parti au Japon au printemps pour réaliser son rêve, Mc O’Neal Zuh, un habitant de Poitiers âgé de 24 ans, a mystérieusement disparu le 17 mai 2026 sur une plage de la préfecture de Chiba. Face à l’arrêt rapide des recherches par les autorités nippones et aux zones d’ombre du dossier, ses proches, soutenus par des élus et une association spécialisée, lancent un appel de détresse pour obtenir l’ouverture d’une véritable enquête.
Un scénario officiel qui suscite le doute
Surnommé O’Neil, le jeune homme s’était installé un mois plus tôt dans le pays. Le dimanche 17 mai, à la suite d’une soirée prolongée avec des connaissances récentes, le groupe s’est rendu sur la plage d’Ichinomiya, près de Tokyo. Vers 15 heures, alors qu’O’Neil se baignait avec cinq autres personnes, il aurait été emporté par de violents courants marins. Selon les premiers éléments transmis à la famille, un maître-nageur présent parmi ses accompagnateurs aurait tenté de le secourir, en vain d’après Ici Poitou.
Ce récit officiel est accueilli avec beaucoup de réserves par l’entourage du jeune homme. Sa tante, Katia, souligne que les faits décrits ne correspondent en rien aux habitudes et à la personnalité de son neveu. De plus, le manque cruel de détails et de transparence de la part des interlocuteurs locaux accentue la détresse de la famille, pour qui l’absence de corps rend le travail de deuil impossible.
L’arrêt des recherches et les failles pointées par l’association Antred
Le drame prend une tournure d’autant plus douloureuse que la police japonaise a stoppé l’ensemble des recherches maritimes et terrestres après seulement 72 heures. Pour faire face à cette situation, la famille a reçu le soutien de Damien Véron, dont la sœur Tiphaine a disparu au Japon il y a sept ans. Ce dernier a fondé l’association Antred pour guider les familles confrontées au système judiciaire japonais.
Damien Véron dénonce l’absence d’investigations approfondies de la part des policiers nippons, déplorant que les personnes présentes sur la plage avec O’Neil n’aient pas fait l’objet d’auditions rigoureuses. Il rappelle la nécessité de vérifier le profil de ces connaissances d’un mois et d’écarter formellement l’hypothèse d’une dispute qui aurait pu mal tourner, pointant du doigt l’inaction dramatique des autorités qu’il s’agisse d’un acte criminel ou d’un simple accident de baignade.
Une cagnotte et une démarche auprès de l’Élysée
Déterminés à obtenir des réponses, les proches d’O’Neil ont ouvert une cagnotte en ligne afin de financer un déplacement au Japon ainsi que d’éventuelles recherches privées, les coûts logistiques s’avérant très élevés.
Sur le plan diplomatique, la mobilisation s’organise également. Le député Sacha Houlié et Anthony Brottier, le maire de Poitiers, ont officiellement interpellé le président de la République, Emmanuel Macron. Par le biais d’un courrier, ils réclament une intervention de l’État français auprès du gouvernement japonais pour exiger la reprise des recherches et une communication transparente sur le dossier, tandis que l’ambassadrice de France au Japon reste pleinement investie aux côtés de la famille.
