
Un habitant d’Athis-Val-de-Rouvre a été condamné par le tribunal judiciaire d’Argentan après une altercation avec une voisine. Au cœur du dossier, un différend ancien alimenté par des coups de klaxon répétés et des menaces proférées lors d’un incident survenu en janvier 2026.
Un contentieux de longue date entre voisins
Selon Actu.fr, l’affaire examinée par le tribunal d’Argentan trouve son origine dans un conflit de voisinage qui oppose depuis plusieurs années un homme de 26 ans à une habitante du secteur.
Le 21 janvier 2026, les gendarmes interviennent au domicile du jeune homme après le signalement d’un incident impliquant une arme de type airsoft. Selon la plaignante, qui explique venir quotidiennement chercher puis raccompagner sa mère, les tensions seraient liées à des coups de klaxon donnés lors de ses passages devant la maison du prévenu.
Des accusations de menaces et de tirs
La femme affirme qu’en repartant ce jour-là, après avoir klaxonné pour saluer sa mère, son voisin serait sorti de son domicile armé.
Elle indique qu’il lui aurait lancé : « je vais te descendre sale pute », avant d’ouvrir le feu avec une arme de type airsoft en direction de son véhicule.
Les enquêteurs n’ont toutefois relevé aucune trace d’impact sur la voiture. La plaignante a également rappelé que le prévenu avait déjà été condamné dans le passé pour des faits similaires à son encontre.
Le prévenu conteste les faits
À l’audience, le jeune homme a nié avoir tiré ou proféré des insultes. Il a expliqué que le conflit était alimenté par « un usage abusif » du klaxon.
« Tous les jours, cette femme passe devant la maison et klaxonne de manière appuyée. »
Selon lui, plusieurs tentatives de dialogue auraient échoué et les échanges se seraient régulièrement soldés par des insultes et des menaces réciproques. Il a également évoqué un différend ancien remontant au décès de son père.
Une condamnation assortie de plusieurs interdictions
Lors des débats, la procureure de la République a rappelé : « On ne fait pas justice soit même et il est regrettable de se retrouver devant la même juridiction pour les mêmes faits. »
Le tribunal a finalement condamné le prévenu à 105 heures de travail d’intérêt général à effectuer dans un délai de 18 mois. À défaut d’exécution, une peine de quatre mois d’emprisonnement est prévue.
Le jugement prévoit également l’interdiction de détenir ou de porter une arme pendant trois ans, ainsi qu’une interdiction d’entrer en contact avec la victime durant la même période.
L’arme utilisée a été confisquée.
Une indemnisation accordée à la victime
Le condamné devra verser 600 euros à la partie civile au titre du préjudice moral, ainsi que 800 euros correspondant aux frais d’avocat engagés.
Comme l’a rappelé la présidente du tribunal, les deux parties disposent désormais d’un délai de dix jours pour faire appel de cette décision.