Un équipement polémique débarque à l’EPR de Flamanville en vue d’un chantier historique

Un équipement de taille exceptionnelle vient de faire son arrivée à la centrale nucléaire de Flamanville dans la Manche. Selon les informations rapportées par La Presse de la Manche, cette pièce d’envergure remplacera définitivement une installation controversée lors du premier grand arrêt de maintenance du réacteur prévu pour la fin du mois de septembre.
Le remplacement d’une pièce marquée par des anomalies
L’ancien couvercle de la cuve faisait l’objet de vifs débats depuis de nombreuses années en raison d’un défaut de conception identifié dans la composition de son acier. Pour éviter d’alourdir un calendrier de construction déjà très en retard, l’Autorité de sûreté nucléaire avait exceptionnellement autorisé son utilisation pour la phase de démarrage du site de troisième génération. Par conséquent, cet élément initial n’aura servi que le temps d’un seul cycle de fonctionnement complet avant sa mise au rebut programmée.
Le long périple d’un composant hors norme
La structure de remplacement, qui affiche un poids vertigineux de cent tonnes pour plus de cinq mètres de diamètre, a atteint sa destination finale ce mardi 16 juin. Fabriqué dans les usines spécialisées de Saône-et-Loire, cet immense équipement a dû emprunter un itinéraire complexe mêlant transport fluvial sur le Rhône et trajet maritime jusqu’au port de Cherbourg. Un convoi routier exceptionnel a finalement pris le relais pour acheminer cette pièce maîtresse chargée de garantir la parfaite étanchéité du circuit primaire de la centrale.
Une manœuvre technique sous très haute surveillance
Le changement de cette structure colossale s’opérera dans le cadre de la toute première visite de contrôle intégrale de l’installation, fixée au 26 septembre prochain. Avant son introduction dans le bâtiment principal, le nouveau dôme sera méticuleusement équipé et contrôlé, tandis que les mécanismes de commande seront minutieusement transférés d’une pièce à l’autre. De son côté, le couvercle défectueux sera stocké sur le site nucléaire pendant deux ans dans une infrastructure spécialement bâtie pour l’occasion, avant de prendre la route vers un centre de gestion des déchets radioactifs de l’Aube.


