
La fin de l’année universitaire est marquée par des tensions au sein de l’IUT de Cherbourg. Depuis plusieurs mois, les étudiants du département Techniques de commercialisation se mobilisent pour contester le départ forcé de deux enseignants en fin de contrat. Les élèves redoutent des répercussions sur l’organisation des cours à la rentrée prochaine.
Deux piliers de la formation sur le départ
La contestation étudiante repose sur l’investissement des deux enseignants concernés. Le premier exerce au sein de l’établissement depuis seize ans, gérant notamment les emplois du temps et la co-direction des premières années. La seconde enseignante, présente depuis quatre ans, a grandement contribué au développement de l’alternance et à la création des parcours de masters de vente.
Selon Tendance Ouest, les élèves craignent de se retrouver sans encadrement à la rentrée. Pour exprimer leur désaccord, ils ont multiplié les actions, notamment des collages d’affiches et le lancement d’une pétition qui a réuni 1 115 signatures.
Le cadre légal des CDD invoqué par la direction
Du côté de l’administration, l’Université de Caen explique que ces départs découlent de l’application de la durée limite légale des contrats à durée déterminée. Ces postes de renforts temporaires devaient être maintenus en attendant l’ouverture de postes de titulaires.
Le directeur délégué de l’IUT, Patrice Guillerm, reconnaît la complexité de la situation :
« Je ne peux pas dire que le départ de ces collègues est une bonne nouvelle, mais je n’y peux rien. Le département va devoir se réorganiser. »
Une réorganisation sous tension pour la rentrée 2026
Pour pallier ces départs, l’université a ouvert le recrutement d’un nouvel enseignant. Cependant, les étudiants s’inquiètent de voir un seul poste proposé pour remplacer deux enseignants.
Reçus par la direction le lundi 15 juin 2026, les représentants étudiants ont toutefois obtenu une lueur d’espoir. Le directeur délégué a évoqué la possibilité d’obtenir un second poste d’enseignant contractuel, une attribution qui reste conditionnée à la publication prochaine d’un arrêté ministériel.


