Un couple jugé à Angoulême pour la tentative d’assassinat d’un septuagénaire à Édon

27/06/2026
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DR : Un jeune couple est jugé à Angoulême pour la tentative d’assassinat préméditée d’un homme de 72 ans, grièvement blessé à coups de marteau à Édon en juillet 2022

Près de quatre ans après les faits, un jeune couple comparaît cette semaine devant la cour d’assises des mineurs de la Charente à Angoulême. Il est poursuivi pour tentative d’assassinat après l’agression particulièrement violente d’un homme de 72 ans, survenue le 27 juillet 2022 à Édon. La victime, gravement blessée, conserve aujourd’hui d’importantes séquelles.

Une agression d’une extrême violence

Les faits remontent au 27 juillet 2022. Ce jour-là, Bernard Chanseau, 72 ans, est violemment frappé à coups de marteau dans la cour de sa maison, au hameau de la Chaussade, à Édon. Très grièvement blessé, le retraité est plongé dans le coma avant de survivre avec de lourdes séquelles. Interpellés le 24 août 2022, sa fille et son compagnon, âgés respectivement de 17 et 19 ans au moment des faits, sont mis en examen puis placés en détention provisoire. La jeune femme a été remise en liberté en août 2024, tandis que son compagnon est toujours incarcéré à Mont-de-Marsan.

Des aveux après une première version contestée

Au début de l’enquête, les deux suspects avaient affirmé avoir surpris un homme vêtu de noir prenant la fuite après avoir entendu des bruits de lutte. Placés en garde à vue, ils avaient finalement reconnu leur implication. Le parquet d’Angoulême avait alors évoqué « un scénario criminel imaginé en amont et concerté », justifiant la qualification de tentative d’assassinat en raison de la préméditation retenue par les enquêteurs.

Le procès doit éclaircir le mobile

Prévu jusqu’à vendredi, le procès se déroule à huis clos devant la cour d’assises des mineurs. Les débats devront notamment permettre de préciser les motivations de cette agression. Selon les éléments de l’enquête, des différends financiers auraient alimenté les tensions au sein de la famille, plusieurs altercations ayant déjà opposé la victime au compagnon de sa fille. Les deux accusés sont défendus par Me Rachid Rahmani et Me Sébastien Grolleau, tandis qu’Aude de Vallée représente le ministère public.

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