Le réseau électrique se prépare aux prochaines vagues de chaleur après les coupures en Charente

29/06/2026
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DR : Après les nombreuses coupures liées à la canicule en Charente et en Charente-Maritime, RTE renforce la surveillance de son réseau et investit 24 milliards d’euros pour l’adapter aux futurs épisodes climatiques extrêmes

Après les nombreuses coupures d’électricité survenues lors de la canicule historique qui a frappé la Charente et la Charente-Maritime, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité RTE annonce renforcer la surveillance de ses installations afin d’anticiper les prochains épisodes de fortes chaleurs attendus dès le début du mois de juillet.

Des coupures provoquées par la chaleur

Selon France Bleu, les températures exceptionnelles de la semaine dernière ont mis à rude épreuve le réseau électrique. L’incident le plus marquant s’est produit le jeudi 25 juin à La Rochelle, où un transformateur électrique surchauffé a explosé dans le quartier des Minimes. Près de 18.000 foyers ont alors été privés d’électricité pendant plusieurs heures, avant l’intervention des équipes d’Enedis et de RTE.

Une surveillance renforcée du réseau

Face à ces épisodes de chaleur extrême, RTE entend adapter son dispositif. Le gestionnaire prévoit d’intensifier la surveillance en temps réel de ses équipements et de s’appuyer davantage sur les prévisions météorologiques afin d’identifier les installations les plus exposées aux risques de surchauffe. En cas de besoin, l’entreprise pourra également réduire le transit d’électricité sur certaines lignes afin d’éviter leur mise hors tension, sans conséquence pour la consommation des particuliers.

Un vaste programme d’adaptation au changement climatique

Au-delà des mesures immédiates, RTE a lancé un plan d’investissement de 24 milliards d’euros sur quinze ans pour moderniser le réseau électrique français. L’objectif est d’adapter les infrastructures aux conséquences du changement climatique, notamment à la multiplication des vagues de chaleur et à l’augmentation du risque d’inondations, dans la perspective d’un réchauffement de 4 °C à l’horizon 2100.

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