Huit mois de prison ferme pour un conjoint violent refusant de se remettre en question

01/07/2026
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Un homme a été condamné pour des violences conjugales en Vendée / DR

Un homme d’une quarantaine d’années a écopé d’une peine d’emprisonnement ferme prononcée par le tribunal de La Roche-sur-Yon pour des violences répétées sur sa compagne. Selon le compte rendu d’audience dressé par Le Journal du Pays Yonnais, le prévenu a tenté de minimiser la gravité de ses actes en rejetant la faute sur la dynamique de son couple, une stratégie d’évitement qui n’a pas su convaincre les magistrats.

Des coups au visage sur fond d’alcoolémie
L’affaire jugée en ce début d’été remonte au mois d’octobre de l’année précédente, dans la commune de Cugand-la-Bernardière. Sous l’emprise de l’alcool, le quadragénaire a violemment frappé sa partenaire au visage durant deux jours consécutifs. La sévérité des lésions occasionnées au niveau de l’arcade sourcilière a été accentuée par la présence d’un imposant bijou à la main de l’agresseur. Le profil de cet individu, qui comparaissait par visioconférence depuis son actuel lieu de détention, s’avère lourdement chargé avec un casier judiciaire affichant près d’une vingtaine de condamnations antérieures.

Une posture de victimisation dénoncée par le parquet
Face au tribunal, le mis en cause n’a pas nié les violences physiques mais a longuement cherché à s’attirer la clémence en se positionnant lui-même en victime. Il a justifié ses accès de colère par le comportement prétendument insupportable de sa conjointe et par la nature profondément nocive de leur relation amoureuse. Cette absence d’introspection a été vivement fustigée par la représentante du ministère public, laquelle a déploré l’incapacité du prévenu à assumer la responsabilité de sa brutalité. Lors de cette même audience, l’homme a néanmoins été relaxé pour d’autres accusations liées à des infractions routières, ayant fermement contesté sa présence au volant.

Une peine privative de liberté assortie d’interdictions
Malgré les arguments de l’avocate de la défense, qui a souhaité mettre en avant les efforts de réinsertion de son client à travers le suivi d’une formation professionnelle en milieu carcéral, le tribunal a opté pour une sanction stricte. Les juges ont prononcé une sentence de dix-huit mois de prison, dont dix mois couverts par un sursis probatoire, le condamnant ainsi à purger huit mois fermes. Ce jugement impose par ailleurs au quadragénaire de se soumettre à des soins obligatoires, de trouver un emploi et de respecter une interdiction absolue d’entrer en contact avec son ex-compagne. À l’annonce du verdict, l’homme a immédiatement fait part de sa volonté de faire appel de la décision.

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