Enedis : le nouveau délégué de Maine-et-Loire, Pierre Mazaré, met l’accent sur la résilience face aux aléas climatiques

06/07/2026
0
Le nouveau délégué d’Enedis, Pierre Mazaré, a détaillé les grands enjeux électriques de l’Anjou et les investissements à venir face au défi climatique. Crédit Aidan Bossard

Ce lundi 6 juillet 2026 se tenait la conférence de presse de présentation de Pierre Mazaré, le nouveau délégué territorial d’Enedis en Maine-et-Loire. Une nomination qui rime avec des objectifs clairs : assurer la continuité du service, renforcer la résilience du réseau face aux canicules et accélérer le raccordement des clients.

Le rôle de délégué : un pont avec le territoire

Après avoir officié comme chargé de mission Gestion de crise au sein du cabinet de Marianne Laigneau, présidente du directoire d’Enedis, c’est en Anjou que Pierre Mazaré pose aujourd’hui ses valises. Fort de 14 ans d’ancienneté au sein de l’entreprise de service public, le Rochelais d’origine prend officiellement la suite de Didier Corvée au poste de délégué territorial d’Enedis en Maine-et-Loire.

Son rôle ? Répondre au quotidien aux attentes des clients et des partenaires externes du territoire. « Je vais être l’interlocuteur du préfet, du président de l’agglomération et maire d’Angers, du président du Département, de toutes ces personnes-là pour accompagner tous les grands projets qui sont liés à l’aménagement du territoire », a-t-il clarifié pour définir sa feuille de route en Maine-et-Loire.

Une demande d’électricité en constante hausse

Le réseau électrique de Maine-et-Loire est immense : il compte pas moins de 23 509 kilomètres de lignes (équivalent d’un Angers-Sidney) pour répondre à une demande en électricité qui s’accroît d’année en année. Pour faire face à cette transition, les moyens financiers suivent. « Nous comptons 57,9 millions d’euros d’investissement sur le territoire, soit une hausse de 2,3 % par rapport à l’année dernière », précise Pierre Mazaré. « Quand on parle d’investissement, c’est l’argent que l’on va donner à nos prestataires pour réaliser tous les travaux de raccordement et de renforcement du réseau d’électricité. »

À titre d’exemple, les nouveaux raccordements se comptaient au nombre de 2 426 en 2025, soit l’équivalent de la création d’une commune de la taille de Mazé. Pour assumer cette charge, Enedis mise sur le recrutement et la formation. L’entreprise compte actuellement 427 salariés dans le département, dont 23 en alternance. Elle s’appuie également sur un partenariat solide noué depuis 2022 avec le lycée Saint-Aubin de la Salle, à Verrières-en-Anjou, pour accompagner et former les élèves de bacs professionnels.

Le défi climatique au cœur des enjeux de l’Anjou

Dès sa prise de fonction, Pierre Mazaré a dressé le tableau des grands défis électriques locaux : « Notre priorité reste de réalimenter rapidement les clients en cas de panne, mais surtout de renforcer la résilience face aux différents aléas climatiques. On pense tous à la canicule, mais il y a également l’hiver avec les éventuels coups de vent qui pourraient traverser le département. »

Les récentes journées de canicule au début du mois de juin ont d’ailleurs causé quelques coupures mineures, rapidement résolues. Elles ont toutefois mis en lumière les problématiques liées à l’enchaînement des journées à plus de 40 degrés. Au sol, la température peut alors s’avérer deux fois supérieure et les infrastructures ne refroidissent plus à la nuit tombée.

« Ces 57,9 millions d’euros d’investissement servent aussi à renforcer le réseau souterrain. C’est principalement cela la réponse : prévoir le renouvellement des vieux câbles par des modèles plus récents », explicite le délégué. « Nous sommes également capables, comme lors de cette canicule, de mettre toutes nos équipes en solidarité à la maille interdépartementale. » Une stratégie qui consiste à déployer des agents de départements voisins, comme la Mayenne, pour prêter main-forte localement et réparer les réseaux au plus vite.

De grands chantiers industriels à superviser

Dans les mois à venir, l’un des plus gros dossiers de Pierre Mazaré concernera l’avenir de l’ancien site industriel Michelin à Cholet. Un projet d’envergure qui mêle le raccordement de grandes infrastructures industrielles et le déploiement d’un nouveau réseau de distribution.

« Notre mission est de les accompagner au mieux. Cela va nécessiter quelques gros travaux sur Cholet, un secteur sur lequel nous serons particulièrement attentifs », confie le délégué territorial. Si d’autres projets urbains et d’accueils d’entreprises sont également sur les rails du côté de Saumur et d’Angers, le bassin choletais bénéficiera à court terme d’une vigilance toute particulière de la part des équipes d’Enedis.

En savoir plus.

Aidan Bossard

Quitter la version mobile