
Déjà sous le coup d’une interdiction de paraître à Villedieu-lès-Bailleul, un homme de 38 ans était de nouveau jugé par le tribunal correctionnel d’Argentan pour avoir outrageusement invectivé le premier édile de la commune. Le prévenu, jugé en récidive, a farouchement nié les faits à la barre en accusant les forces de l’ordre d’avoir menti dans leurs rapports d’enquête.
Une nouvelle altercation survenue au domicile de l’élu
Les faits examinés par la justice se sont déroulés le 10 mars 2026. Alors que le maire de Villedieu-lès-Bailleul se trouvait en famille dans sa résidence, l’administré, visiblement alcoolisé selon les plaignants, se serait présenté devant le domicile pour le couvrir d’insultes. Le prévenu a pourtant bravé l’interdiction judiciaire stricte qui l’empêchait formellement d’approcher l’élu ou de remettre les pieds dans la commune. Face à cette situation tendue, le fils du maire a eu le réflexe d’enregistrer l’altercation avec son téléphone, un document sonore qui a ensuite été remis aux enquêteurs pour attester de la virulence des propos tenus.
Des accusations de mensonge lancées contre les forces de l’ordre
Devant les juges argentanais, le trentenaire a adopté une ligne de défense de dénégation totale, affirmant au contraire qu’il se trouvait chez lui au moment des faits et qu’il était la victime de cette altercation. Lorsque le président du tribunal lui a opposé l’enregistrement sonore sur lequel sa voix a été formellement identifiée ainsi que les témoignages de ses propres amis confirmant sa présence, le prévenu s’est emporté. Il a alors tenté de rejeter la faute sur les militaires de la gendarmerie en déclarant que ces derniers racontaient ce qu’ils voulaient pour l’accabler et qu’il n’en était pas à son premier différend avec eux.
Le maintien de l’interdiction de séjour ordonné par le tribunal
Pour l’accusation, qui rappelait qu’il s’agissait déjà de la quatrième comparution de cet homme en l’espace de moins d’un an, toutes les alternatives pédagogiques avaient été épuisées pour tenter de faire cesser ces agissements obsessionnels contre le maire. Suivant les réquisitions du parquet d’Argentan, le tribunal a condamné le prévenu à une peine de prison assortie d’un sursis probatoire impliquant des obligations de soins et de travail. Les magistrats ont également ordonné l’indemnisation de l’élu à hauteur de 1 800 euros et ont fermement maintenu l’interdiction de contacter la victime ainsi que l’interdiction de paraître sur le territoire de Villedieu-lès-Bailleul.